Vendredi 27 juillet 2007
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J'ai connu des gens qui faisaient parti du club des amis de Benjamin Peret. J'ai aimé ce poète qui a disparu complètement, sombré corps et oeuvre. La poésie en tant
que mode d'expression disparait aussi en France, elle n'est quasiment plus ce me semble ni lu, ni édité, ni étudié, en tant que telle; sauf dans certains cénacles très fermés. Quelle définition
pourrions nous donner de la poésie et s'il y avait une anthologie qu'y verrions nous! Pourquoi en est-on arrivé là au début du troisième millénaire... J'aimerais des réponses, pourquoi ne lit-on
plus, ne se sert-on plus de cet instrument. Ca à sans doute un rapport avec mon histoire de métaphore (voir le dernier avatar que j'ai produit), on ne métaphorise plus... Même dans l'image
cinématographique quand on change de plans, de séquence, on ne passe plus d'une image à une autre image semblable ..Beau comme la rencontre... Le monde est-il devenu si laid à nos yeux, notre
intelligence se met-elle à fonctionner autrement... On ne va plus si facilement vers l'autre à ce mment là puisqu'il ne s'exprime plus avec un langage enchanté; comment enchanter des parcelles de
monde sans la poésie "cette toute puissance du désir" que cristalise le poème; puit de conscience de l'ailleurs universel. Il y a une telle peur de ce qui est lyrique, dans notre société moderne,
qu'on ne conçoit plus d'avoir un langage de l'esprit, pour rencontrer les autres esprit spirit... Comme dans le conte fantastique dont j'ai été friand longtemps, de merveilleux et de désir de
merveilleux dans un monde en soi et pour soi légèrement, un instant, en dehors du monde. Benjamin Peret à fait partie de ces gens inspirés... Il a produit une oeuvre à la mesure de ce qu'il avait à
dire, une oeuvre inspiré et drôle, poémique (polémique) parfois et tragique dans un humour parfois féroce. Une oeuvre dont il n'est pas encore question de rééditer des parties, dans un ensemble. Je
me souvient il n'y a pas longtemps d'avoir prêté sa traduction du chilam balam à une prof. d'espagnol. Il a fait partie de ces gens qui se sont engagés politiquement, il n'a pas eu non plus la
notoriété recherché dans et par l'écriture... Il a été correcteur d'imprimerie toute sa vie... Des poétes comme je les aimes, comme Jean Malrieu, comme René Char s'il en fut, comme le très noble
François dans d'autres époques, dans un autre Paris qui n'est plus, il n'y a plus de ballade à y faire, sauf dans le 18e jusqu'à quand?. Ce n'est plus la veine emprunté, ce ne sont plus les écrits
qui marquent, ce n'est plus que du texte...Une production textuelle séduisante et au premier degré, sans emphase.
Par nerk dom
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Jeudi 26 juillet 2007
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20:43
Michel Onfray a repris, sur France culture, son cours de "contre histoire de la philosophie". Je trouve que c'est un très bon professeur. Il a fait aussi une
université du goût, il y invite des cuisiniers de renom, la question que j'aimerais lui poser; peut-on être anarchiste et cuisinier de renom, autre question similaire peut-on l'être et fabriquer un
grans crû de Bourgogne qu'est-ce que ça donnerait!. Que penser de Michel Onfray! son université populaire est une démarche fantastique et j'ai repris goût à la lecture d'écrivains révolutionnaires
comme Daniel Guérin, grâce à lui (bourgeois et bras nus dans la révolution française). Il me fait penser à ce qu'est devenu mon métier d'enseignant et quand je compare ce qu'on me laisse faire avec
ce que lui fait en respectant la grande tradition du savoir à partager, du savoir éclairé. Je voudrais être ouvert comme lui , ouvrir des horizons lointains sur des mondes en devenir dont la
perfection est perceptible et perfectible, une grande oeuvre. Il est question qu'il passe deux ou trois ans sur le 19e siècle, un très vaste océan. Il faudrait aussi une contre histoire de l'Art
contemporain, une contre histoire de l'esthétique en se basant sur des faits et des évènements qui n'ont pas étés encore explorés entièrement. La crise de l'expression traditionnelle, fait exploser
les modèles de représentation, mais s'appuie quand même sur un langage (de la successon plus ou moins rapide ou cohérente d'images) quasi universel, quasi constant, quasi mécanique, basé sur le
Kitch et la répétition.... La tautologie des formes. Les référents, de l'art contemporains, sont dans les arts de masse, ce n'est pas plus compliqué. Il s'agit de savoir ou se situe l'oeuvre ou
quels enjeux elle va utiliser. La métaphore, ouverture sur un autre monde possible, ou rendu possible (par le socialisme), a quasiment disparu des modèles... par contre le discours est de plus en
plus mystique et abscon; une espèce de logomachie mystagogique, une redondance sans fond, sans fin, une obligation à la dévotion pour le spectateur qui ne fait plus le tableau. Je n'aime pas l'art
contemporain, mais je passe mon temps à le traquer pour le mettre à jour. Je n'aime pas l'artiste contemporain qui est pris dans un système dont il ne peut sortir et qui accepte que les règles non
écrites, qui façonnent sa vie, soient incompréhensibles...C'est un nouvel ascèse, une nouvelle religion ( ce que dit Marc Fumarolli). Je me souvient de la phrase des surréalistes sur une de leur
revue "ce qui manque à ces messieurs c'est la dialectique". On pourrait dire pour paraphraser ce qu'il manque à ces messieurs (les artistes contemporains) c'est le rapport au travail, à la
révolution et à la paresse...Certaines démarches peuvent séduire...certes et alors que construisent-elle et ou! pour quelle finalité sociale. Adorno posait déjà la question pour la musique, en son
temps; l'once de l'oisiveté n'est plus un critère de perspicacité. On est dans la mascarade, dans la gay pride, dans le loisir oisif, la défonce la plupart du temps.
Par nerk dom
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Lundi 23 juillet 2007
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20:42
J'ai été a Paris et, comme d'habitude, je me sens bien et j'ai pris de nouvelles habitudes.Ce que je cherche ici et qui me faut trois semaines pour l'avoir, là-bas
c'est à disposition dans n'importe quel Virgin ou FNAC. Je ne sais pourquoi cela devient si complexe, comme si la civilisation reculait, vite. Je cherche des gens qui pourraient m'indiquer ou
trouver des romans qui décrivent le présent des classes populaires. Je cherche des gens qui s'intéressent à une littérature populaire et des auteurs qui parlent du "petit peuple" comme le faisait
si bien Balzac et Zola il y a si longtemps. Je voudrais qu'un mouvement se crée pour promouvoir cette littérature. Ca ne devrait pas être bien compliqué de parler du peuple, pourquoi cela ne se
fait plus? par contre coup pourquoi le roman qui se publie est-il aussi nombriliste et sans intérêt. Je souhaiterais voir cela refleurir... Une histoire contemporaine du peuple si cela était
possible. Je suis passé à la Fnac et j'ai vu que le manifeste du parti communiste était dans les meilleurs vente ainsi que la lutte des classes en France. J'ai bien aimé le livre qu'à écrit Gérard
Guégan (cité champagne chez grasset) sur Lebovici et les situationnistes; il parait que c'est un bon romancier de notre époque même s'il n'a pas beaucoup écrit (réf; Pierre Jourde la littérature
sans estomac), je n'arrive pas à trouver ces deux romans. J'avais été frappé par Ring de frédéric Roux, j'ai enfin trouvé les quelques autres romans qu'il a écrit, Hyperman et contes de la
littérature ordinaire, je vais les lires et vous en parlerais. Je finis Mankell... mon idole pour l'instant, j'ai fais un texte sur les problèmes de filiation dans son oeuvre...Filiation
problématique et quasiment que père fille. Dans la lionne blanche c'est sa fille, qui est métis qui tue son père le méchant, qui est un sombre ordure. Je voudrais des gens qui aient l'estomac
d'écrire comme cela... Le seul qui m'ai épaté , c'est Thierry Jonquet avec Molch, un grand livre. Je voudrais dis-je une littérature populaire qui parle du peuple ou qui dénonce les turpitudes des
autres qui nous font chier, il ont tous et il faut aussi qu'ils monopolisent nos pensées et nos actes. Il devrait y avoir une littérature populaire pour le peuple comme le grand cinéma français ne
parlait que du peuple, avec Renoir, Carné, Michelle Morgan, Gérard Philippe, Jacques Prévert... La suite de la littérature populaire à la Gaston Leroux et à la Pierre Very, une littérature qui se
lisait facilement, qui donnait des scénarios au cinéma et aux feuilletons populaires, qui avait un humour féroce comme le fauteuil hanté.. Moins merdique qu'Ardisson ou Fogiel. Quelle différence
entre Castaldi père et fils !. On s'emmerde devant la télé et plus il y a de chaînes, plus on s'emmerde ! relisons les classiques de la littérature populaire en commençant par François Villon ou
Rabelais ! et merdres aux politiques qui dénaturent leur travail et vivent à nos dépends, sans vergogne et sans se soucier de la place qu'on peut avoir dans un monde ou on est tous des émigrés de
l'intérieur...en attendant d'être mis dehors! pour incongruité nauséabonde et pacifisme vulgaire. A bientôt, vive la verve! hein !quoi! la verge!.
Par nerk dom
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Samedi 14 juillet 2007
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22:36
Le 14 Juillet 2007. Yann est allée en prison pour la quatrième fois aujourd'hui, merci monsieur Sarkozy. Son attitude me rappelle l'attitude que dénonçait Alain
Bentolia dans un de ses livres; ce jeune homme , issue des milieux populaires, qui n'arrivant ni à s'exprimer, ni comprendre attrape le juge au col et compte tenu de cette agression attrape une
peine maximale. Quand Satkozy a été élu le monde libertaire: titrait cinq ans ferme. Ce sont les milieux populaires qui subissent depuis bientôt trente ans et maintenant il semblerait qu'il faulle
passer à la vitesse supérieure. Ce qui se prépare est carrément dramatique, tous ce qui est sociale est attaqué de front, sécurité sociale hopitaux, retraite, code du travail, en accéléré les
"réformes". A l'autre bout libéralisation et exonération, exonération de charges sociale et d'impôt; c'est une vrai déclaration de guerre sociale comme on en a jamais vu en France même aux pires
périodes de l'histoire du capitalisme libérale... personne n'arrive a faire un e analyse globale de ce qui se passe, tous le monde fait des analyses édulcorés, on ne s'y retrouve plus beaucoup,
alors qu'on est dans la période ou au élections législatives la "droite" était minoritaire" en voix, franchement minoritaire et elle raffle la mise quand même. On botte en touche en créant
"l'ouverture", le débauchage du camp adverse. Un replâtrage institutionnel est prévu, il va, d'après ce que j'en sais vers encore plus de pouvoir institutionnel pour le président...qui devient un
peu plus un dictateur. C'est Mitterant qui avait dit avant de s'en servir, que la cinquième république était une dictature constitutionnelle. On renforcerait le côté dictatorial de la cinquième en
échange de encore moins de démocratie parlementaire et sénatoriale; on renforcerait la dictature. Alors qu'il faudrait renforcer le pouvoir du peuple en abolissant l'élection du président de la
"république" au suffrage universelle,et en rétablissant le pouvoir des assemblés en injectant un maximum de proportionnelle, en donnant aux minorités émigrés le droit de s'organiser et de voter en
rétablissant la proportionelle intégrale, pour que tous les partis aient des représentants à la chambre; une vrai république quoi avec de vrais institutions ayant un rôle à jouer comme au temps de
Jaurès, tous cela chapeauté par une constituante entièrement souveraine ou toutes les minorités auraient leur mot à dire. Cette constituante se réuniraient à chaque fois que le peuple le déciderait
par voie pétitionnaire comme en Suisse. Les différentes milieux sociaux enverraient des représentants ainsi que le parlement et le sénat. Le "président" serait là à titre consultatif et chaque
organisation répondant à des critères de représentativité seraient là aussi ainsi que tous les corps constituées justice, police, mais aussi, recherche, éducation, santé, médecine, c'est un peu ce
qu'étaient les états généraux avant la révolution Française. ça recréerait une dynamique formidable et créatrice. Contre la constitution révolutionnaire de 93 tous les pays d'europes étaient
coalisés, c'est le peuple en arme qui a vaincu...Ça c'est inscrit dans les gènes de la république. On ne peut créer une dynamique qu'en créant l'enthousiasme révolutionnaire! Autre chose pourquoi
le président ne serait pas tiré au sort parmi les prétendants à la fonction comme le suggérait Jacques Rancière !.. ON fait exactement l'inverse de ce qu'il faudrait faire pour sortir du marasme,
donc on en sortira pas, et on continuera à appliquer les mêmes remèdes qui ont déjà fait faillite, privatisation, braderie des services publiques.
Par nerk dom
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Lundi 25 juin 2007
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Une belle journée qui s'annonce enfin. Hier, pas moyen de sortir. Je viens de lire la lionne Blanche de Henning Mankell. Je me passionne pour la littérature policière
du Nord de l'europe. Il manque dans notre beau pays cette envi de régler les problèmes avec les gros démons de la collaboration, il manque quelque chose en ce domaine, en France; ce qui fait que
l'émigration est mal perçu, que les problèmes du colonialisme ne seront jamais réglés. J'ai toujours été attiré vers le nord plus que vers le sud, je suis très frileux mais le soleil ne m'attire
pas et le désert à perdu tous ces mystères. Je conseille donc Mankell et Jesbo et Staalesen, qui parlent de ce que fut cette période et de ce qu'elle a comme réminiscence dans leurs pays. Je
voudrais pouvoir approfondir les dégâts que cette période à provoqué sur l'inconscient collectif, la lâcheté au quotidien dans laquelle nous sommes englués... Point de poésie , point d'art possible
si l'on ne peut prospecter là aussi, il faut retrouver les équilibres perdus.Il manque une littérature et un cinéma où l'on reparlerait des "vrai gens" confronté à un monde qui se délite et leur
échappe.
Par nerk dom
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