verslehaut

Vendredi 2 mars 2012 5 02 /03 /Mars /2012 12:52

         Même l'Allemagne risque d'y passer et ce qui se prépare c'est l'austérité renforcée, parce que des groupes financiers, ayant des pouvoirs sans limites en ont décidés ainsi et parce qu'ils vont gagner énormément d'argent sur la dette des peuples, et les autres acteurs du système suivent comme des moutons, les fonds de pension font de même... Je pense que c'est plus qu'une théorie. La crise des subprimes était sans doute du à des produits financiers pourris (mais ne le sont-ils pas un peu tous) et cette crise a jeté un nombre considérable d'américains dans la rue (46 millions disent certains), le pays réel est un pays du tiers monde ce qu'il était déjà, en partie, avant la crise de 2007 ... Mais l'attaque contre la Grèce ne se justifie pas, la finance grecque était beaucoup plus saine que la finance américaine, qui c'est mis à faire marcher la planche à billet, et la Grèce était pillée par des spéculateurs du monde entier ( surtout anglo américains) avant de subir ces plans de rigueur en cascade.

           Tous les emprunts qu'elle a contracté n'étaient pas gratuits et c'est Gordon Sachs qui avait bidouillé ses comptes pour qu'elle puisse présenter un bilan intéressant pour rentrer dans l'union européenne.

 

              Je suis persuadé que la dégradation de la Grèce et des autres pays européens participe d'un plan concerté, de la partie de la finance qui a une influence sur les mouvements financiers, certains parle de Georges Soros qui serait à la manoeuvre (il c'est vanté d'avoir déclenché la crise des subprimes)... Il y a aussi une vignette qui circule sur facebook et qui dit que la situation financière de la Grèce aurait été bidonné ( les déficits auraient été gonflés) pour accélérer la faillite du pays et ou "permettre" les plans de sauvetage. Le scandale serait en train d'être révélé et ou étouffé par la justice grecque. Une cascade de scandales risque de suivre si cette révélation se confirme.

           

                L'une des questions qui se pose est, faut-il faire corps autour de l'Euro ? et défendre cette monnaie, pourra-t-elle encore longtemps servir de rempart contre la spéculation, moi je pense que c'est exactement à l'inverse qu'il faut raisonner, mais je ne vois pas comment le franc, s'il était dans cette conjoncture et dans la tourmente, pourrait se défendre, vous me direz la livre sterling y arrive comme les monnaies finlandaises et suédoises( ce qui prouve qu'il y a une attaque spécifique sur l'Euro au travers de la dette grecque), qui ne sont pas attaqués aussi fortement que l'Euro (cette idée est à construire et les mécanismes qui sous tendent cette attaque sont à mettre en lumière).

            Maintenant que risque-t-il de se passer en Europe !, nous sommes dans l'incertitude mais pas dans l'imprévisible ...L'effondrement du système européen est à l'ordre du jour à moins qu'il s'appuie sur d'autres paramètres et ou qu'il réduise l'influence de la finance anglo américaine sur son fonctionnement ...En a-t-il les moyens, peut-il s'en donner les moyens ...Dans une confrontation directe avec ce système, au risque d'une guerre économique farouche, entre les Euros européens ou entre les euros européens et le reste du monde et qui a été différée depuis 1945 et qui compte tenu de la crise état- unienne pourrait avoir lieu maintenant ... En tout cas ça ressemble à une guerre économique de forte intensité ...qui se déploie en ce moment et qui risque de faire d'innombrables ravages.


Par nerk dom - Publié dans : verslehaut - Communauté : Libertexte
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Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 11:18

                La situation de l'Europe est le contre coup du choc frontal entre la finance spéculative, d'origine Anglaise, Etat Unienne et les intérêts de chacun des peuples Européens...La pénétration de celle-ci ne c'est pas faite sans que les peuples, tôt ou tard aient a en pâtir; mais ça, seul les experts étaient au courant et savaient que le clasch-crash aurait lieu, allait avoir lieu ...

               

              Ils ont anticipés, par un discours ultra-libéral, les effets de la crise qui n' est que la conséquence de l'application de leurs théories. Maintenant Obama critique l'Europe qui n'a pas su préserver un minimum de Keynésianisme, ce qui fait que les peuples sont laissés, par les gouvernants des états, sensés les protéger, seuls devant la brutalité du marché. Maintenant la nouvelle mouture, la sauvagerie du capitalisme et le fait d'écraser systématiquement les peuples implique une vision à très court terme des intérêts du marché qui, ils le montrent tous, est prêt à détruire le monde pour assurer sa survie ...

 

             Le capitalisme se rejette lui même hors de la sphère de la civilisation pour accélérer la barbarie, dont il a toujours été porteur, depuis toujours ...

             Il invente des théories et des techniques financières contre les intérêts des peuples et contre ses propres intérêts, la seule mécanique étant le profit immédiat, quelque soit les moyens employés. Les théories de Friedmann, Schoumpeter, Hayek qui sont appliqués depuis 40 ans et dont certains économistes ont fait en douceur la promotion; le seul horizon possible; les destructions créatrices (Schoumpeter) et autres fadaises de l'école de Chicago devraient être interdites, comme le racisme ou l'apologie de la destruction ...       Au lieu de cela, a contrario, ce sont devenus des théories incontournables, pour tout économistes et elles prennent le contre pied de théories sérieuses, comme la théorie de la valeur (cf le capital de Marx) ou des théories sur l'entraide, que les économistes d'aujourd'hui s'interdisent de faire la promotion et mettent au placard... Mais si l'on comprend bien, la théorie de la valeur est incontournable comme les théories sur l'illimité de la croissance du marché et ou les limites de celui c,i puisque la planète a ses propres limites quantifiables, qui tendent a prouver que les forces productives ne sont pas illimités. L'augmentation des marchés, des matières premières se heurtent à la capacité de la planète de produire des marchandises, de supporter la sur exploitation ... Les forces productives sont en déclin depuis maintenant un siècle (première crise systémique), c'est même la raison des crises à répétition, plus ou moins graves, depuis la première crise systémique globale qui a commencé à la fin du 19e siécle pour se conclure par la première guerre mondiale en 1918 ...

 

                   Des crises systémiques, parce que le marché détruit plus vite qu'il ne produit d'où des cycles de croissance rapide qui alternent avec des guerres d'expansion ou de destruction de territoires entiers (cela indépendamment des révolutions qui sont la réponse des peuples à la rapacité des marchés), sont des variantes modernes de l'exploitation forcenée. Un jour l'abondance, le lendemain la rareté, alternance de ces périodes ou bien alternance à un pôle et rareté à un autre. Ces processus sont inhérents au fonctionnement du système, c'est la nature et la conséquence de son fonctionnement.

 

               Maintenant les rapports entre le capital et les peuples vont se tendre extrêmement rapidement et le capital va avoir de plus en plus de difficultés a s'investir ... C'est cet avenir qui s'ouvre devant lui et il y n'y a pas de réponses possibles et les peuples vont se refermer sur leurs frontières et limiter l'influence du capital sur ses industries qui vont se relocaliser, contre sa volonté.

              C'est un mouvement qui existe depuis sa constitution en tant que marché, au 16e siècle avec le découverte de nouveau marchés après la découverte d'un continent, les amériques, qu'on va pouvoir piller, ce qui fut fait dans les règles de l'art, du saccage.

Par nerk dom - Publié dans : verslehaut - Communauté : Libertexte
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Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 08:22

             C'est la question qu'il faut poser systématiquement à tous les commissaires européens, sont ils capables de répondre ? ce n'est pas sûr, puisqu'ils appliquent, dans l'urgence, un dogme qu'ils ne comprennent pas eux même.   

             Maintenant l'Euro a-t-il la même valeur dans chacun des pays de la zone euro ? en fonction de la note, a travail égal les gens ne gagnent plus la même chose et il faut se débrouiller pour vivre en attendant d'être au stade de survie. L'Euro est-il compétitif par rapport aux autres monnaies européennes qui ne sont pas dans l'Euro la livre notamment qui devient la monnaie de référence.

           Une série de questions se trouvent ouvertes quand on applique ce type de raisonnement; la dégradation de la note de la France a-t-elle a voir avec la crise, les traités européens (Nice notamment). Sans l'Euro quelle serait l'attitude des pays européens, face à la crise, serait elle pire que maintenant ! si oui comment; il faudrait qu'on m'explique ce qui se passe vraiment dans la zone Euro. En premier lieu qu'est ce qui fait que l'Allemagne garde son triple AAA en plus et qu'il ai le seul pays dont la note, pour l'instant, est stable ! en Europe.

 

           Ce qui se passe aurait tendance à prouver que l'Euro, sauf pour l'Allemagne était un piège, financier, pour les autres pays européens, que l'Europe a été taillé pour l'Allemagne et pour l'Angleterre tête de pont du système financier anglo-américian en Europe ...

            

           Maintenant quelles sont les solutions qui peuvent être envisagés, les pays vont sortir progressivement de l'Euro à commencer par la Grèce et chacun suivra puisque les finances de ceux dont la note à été dégradé continue de se dégrader et que ça continue de baisser (ou de progresser), ils ont été enfermés (volontairement ?) dans une spirale qu'on peut qualifier de déflationniste, ils vont jusqu'à ce qu'ils refusent ce qu'on leur fait subir, vers leur propre ruine (le mieux serait que le refus s'organise collectivement, mais cela est-il encore possible dans ce cadre farouchement individualiste) et que chaque pays reconquière son autonomie financière.

 

             Il y a eu une période ou l'Union européenne à obligé les états membres à se mettre à certaines normes européennes et pour se faire les états ont acquis (empruntés) des crédits considérables que les banques ayant la caution des états et de l'Europe ont été bien contentes de prêter, sachant qu'il ne pouvait y avoir de défaut de paiement (ou faisant semblant de croire puisque ça arrangeait tout le monde).

             Quel a été le rôle de l'Europe dans l'acquisition de la dette de chacun des pays, au mieux elle a encouragé l'endettement, au pire elle a contraint ces pays a se mettre à certaines normes pour faire partie de l'Euro groupe.

            Quelles sont, maintenant, les alternatives pour les pays dont la note a été dégradé qui se retrouvent scindés en plusieurs catégories. Il va falloir se regrouper et selon l'intelligence des solutions apportés et des réactions populaires qui ne peuvent pas ne pas avoir lieu, il va y avoir a faire des choix politiques dans chacun des pays en question..

 

            La Hongrie qui a été un des premiers pays dégradé à fait un choix, Mr Orban a choisi, d'autres seront amenés à se radicaliser, l'Europe risque de s'enflammer, comme les pays du Maghreb, pour des raisons similaires, un chômage de masse devenu insupportable a des populations paupérisées, l'Espagne a atteint un taux de chômage inégalé, il y a des situations que les peuples ne peuvent endurer...Maintenant les pays de la zone Euro se retrouvent classés en 5 catégories, d'après ce que j'ai entendu (en fonction de leur note), en fonction aussi de leur capacité de remboursement, où est la solidarité européenne, tant vanté, il y a encore un an.

 

              Aux dernières nouvelles, la note de la France n'aurait été dégradé que par une agence ( Standar and poors) pas par les autres par contre toutes ont dégradé la note du fond de solidarité européen...Quelle est la signification politique de l'étrange attitude des agences de notation ? Condamnent elles a priori toutes tentatives de solidarité entre les états européens ?.

Par nerk dom - Publié dans : verslehaut - Communauté : Libertexte
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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 20:05

                      Il y a plusieurs théories sur la construction de l'Europe et il y a la réalité des faits, des pays qui devaient être solidaires et dont le peu de lien se désagrège, sous la poussée des marchés financiers, que l'Europe a aidé à construire, à se consolider et à jouer cette carte dangereuse y compris pour leurs développements propres....Comment faire l'histoire de cela ! c'est ce qu'un historien sérieux devrait commencer à mettre en chantier. Jacques Attali dans un petit opuscule a fait un historique de la crise de 2008

                Entre les premiers traités et les premiers spasmes(préludes à la décomposition du projet) préludes à l'agonie, que c'est il passés.

                 En fait il y a idéologique-ment plusieurs Europes qui se superposent et qui  fonctionnent selon plusieurs options idéologiques ... A chaque fois ce sont des lectures de l'Europe, complètement différentes et qui s'opposent à d'autres lectures, d'autres civilisations en d'autres lieux proches, l'Europe du Moyen Age se voulait chrétienne, à ce moment l'Europe est scindé en deux entités chrétiennes distinctes et une troisième qui n'a quasiment pas son mot à dire...Le saint empire romain est derrière cette construction sans pouvoir transcender quoique ce soit. Il y a la partie de l'Europe qui est catholique et il y a la partie de l'Europe qui est protestante et l'Europe orthodoxe n'a pas son mot à dire (la Grèce et le plus bel exemple de cet antagonisme). L'Europe catholique plutôt au sud et l'Europe protestante plutôt au nord; l'Europe la plus prospère est plutôt encore actuellement construite sur le modèle protestant ... Si on prend cette option on obtient un clivage important alors qu'on sait que l'héritage Grec, Hellénique, dans la culture occidentale est considérable, c'est le berceau de la civilisation européenne, sans conteste....

 

            Maintenant il est vrai que les pays qui dominent économiquement la planète sont des pays protestants. Etats Unis, Angleterre, Allemagne, Pays Bas, que ce sont ces pays qui ont construits théoriquement l'idéologie libérale et les marchés financiers, inventé le capitalisme moderne, entre le 14e et le 16e siècle; Adam Smith, Keynes et aujourd'hui Milton Friedman, Hayeck et Schoumpeter, sont tous originaires de ces pays, ont été formé par les universités de ces pays.

 

                  Comme on peut le constater l'héritage religieux est source de conflits majeurs, potentiels entre les européens, puisqu'on sait que dès la sortie du moyen âge les querelles religieuses ont portés des guerres civiles considérables, atroces, qui ont ensanglantés l'Europe (la guerre de trente ans par exemple),  et ont poussés les européens à construire des états modernes; les états nations, pour protéger les populations de force destructrices, ce qui fut achevé au milieu du19e siècle après les révolutions populaires (1848) qui ont saignés la main d'oeuvre et imposé des solutions pas toujours adaptés aux situations vécus par les peuples de l'époque (en Europe centrale par exemple). La construction de l'état Allemand est un exemple de ce que produisent des peuples mal assemblés et qui fonctionnent selon le système fédéral, dominé quand même par la prusse.

 

                       Comme je l'ai déjà dit l'idéologie libérale est une idéologie religieuse, qui fonctionne comme une croyance, je dirais presque anti Darwinienne, laïcisée (la main invisible qui joue sur les marchés dérégulées, par les marchés, c'est la main de dieu le dieu associé au hasard)...Elle est laïcisé parce que les institutions laïques la reprennent à leur compte, ça arrive cyclique-ment quand le peuple est affaibli et atomisé, ce sont des idéologies irrationnelles qui dominent et dont les thuriféraires s'emparent des commandes des états en dernière analyse et en dernière phase, quand ils ne peuvent plus déléguer ce pouvoir à d'autres qui ferait illusion et les laisseraient vaquer tranquille à leurs occupations, de spéculation, de pillage et de sur production (ce qui est le propre du capitalisme quel que soit la nature de la société qu'il phagocyte).

                          L'ultra-libéralisme est une machine de guerre contre les états dont elle détruit les règles en s'emparant de son fonctionnement. Donc il reste en présence les anciens empires et les régions qui s'opposent aux état et s'opposent entre eux et des blocs plus ou moins distinctement définis, aujourd'hui l'Europe du Nord avec comme leader l'Allemagne et les pays du sud qui n'ont jamais été solidaires entre eux et les pays d'Europe centrales qui sont en nette dissidence aujourd'hui (Hongrie, la lituanie, la Lettonie, La Slovaquie) pour des raisons d'accumulation de dettes.

                  Aujourd'hui il y a trois camps très distinctes en Europes, dont je viens de dessiner les contours et qui jouent chacun contre les autres, la situation est extrêmement tendue...

 

                    L'affaiblissement et les contraintes que la commission européennes fait peser sur les états européens affaiblit des contraintes qui amènes les peuples a se refermer sur des enclaves et des identités fortes( c'est exactement ce qui se passe en Hongrie), maintenant les dictatures de Lehman Brothers sur les institutions européennes obligent les peuples à réagir...On se trouve dans des cas de figures impossibles à réaliser avec des objectifs impossibles à atteindre (la règle d'or est impossible compte tenu des contraintes que l'Europe fait peser sur chaque état européens...Les risques de conflits sont immenses et on a l'impression que c'est ce que veulent les banques, transformer l'Europe en un immense champ de ruines parcourus par des peuples à la recherche d'un patrie ou d'un havre de paix ... a ce jeu là tous les peuples sont perdants mais les oligarques et les financiers risquent aussi de perdre la possibilités d'exister sur ce territoire qu'ils ont abandonnés depuis quarante ans et qu'ils ne veulent plus gérer.

Par nerk dom - Publié dans : verslehaut - Communauté : Libertexte
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Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 11:38

         Le capitalisme du désastre qui a voulu faire de l'argent avec la destruction (capitalisme du désastre, selon Naomie Klein), fomente l'expression totalitaire des structures inter étatiques quelle qu'elle soit, pour les rendre encore plus totalitaire et encore plus financière.... Cela organise le pillage des états qui ne sont plus que des organismes de co-gestion d'ex entreprises nationales rachetées par des capitaux internationaux...C'est l'accélération de ce processus qu'a imposé aux peuples, qui n'en voulait pas, l'union européenne.

         Peut être qu'au départ elle avait d'autres objectifs, mais les processus se sont accélérés après 1973 (premier choc pétrolier) et sont devenus les préoccupations essentielles de la commissions et de la table ronde des grands industriels européens et des institutions comme la commission européenne.

          Tous les gouvernements se sont attelés à cette tâche et ont fait payer à leurs peuples, par des emprunts démesurés, sur les marchés extérieures, sur les banques internationales, pour des sommes colossales qui étaient alors  disponibles (on a créé pour ce faire une masse énorme de liquidité, comment s'y est on pris, seul des experts pourraient répondre au lieu de parler d'autre chose, ce qui est exaspérant). Tout le monde pouvait emprunter sur les marchés, à terme et auprès de son banquier des sommes importantes pour acheter du bien ou des objets de consommation courants, dont le prix augmente par ce seul volant d'entrainement, plus on empruntaient pour acheter des biens, plus les biens prenaient  de la valeur.

 

          L'endettement pour les classes populaires, a eu une autre cause, pallier au manque à gagner que cette situation créait, ça a permis aussi de pallier à la baisse constante du pouvoir d'achat et à la baisse des salaires.

        Plus les classes moyennes achetaient du crédit, plus les prix augmentaient, plus il fallaient des sommes importantes pour pouvoir acheter. Tant que les salaires augmentaient, la structure pouvait fonctionner, sans trop de risque, parce que tout le monde y retrouvait vaguement son compte (certains certainement plus que d'autres).
           Qui étaient gagnant, au début, les acheteurs institutionnels, les agences immobilières qui fixaient les prix (en ce qui concernait l'immobiier) et les prêteurs, (les banques spécialisées dans le prêt immobilier, souvent adossées aux agences).

 

              En fait cette situation artificielle était la conséquence directe de la baisse tendancielle du coup du travail et de l'augmentation (inflation) des prix. L'Euro a permis cette manoeuvre en "douceur", comme le franc lourd l'avait déjà permis quelques décennies avant (au début de la Ve république). C'est la même manoeuvre qui a été instituée, sur l'ensemble de l'Europe, pour cela il fallait que la machine continue à aller dans ce sens et que les gens achètent pour consommer du crédit (donc achète des produits ou ils sont obigés d'avoir un crédit pour acheter).  C'est aussi la réponse qu'avait trouvé les "classes dirigeantes" à la poussée du mouvement des masses qui voulaient aussi un niveau de vie plus confortable.

           La baisse du coût du travail a eu deux causes, l'informatisation, la numérisation, la technologie et les avancées de la téléphonie, jusque dans les années 1990 et la réorganisation, la course à l'optimisation dans les entreprises qui ont subie, toutes, d'importantes restructurations et cela dans tous les travaux et dans tous les secteurs de la production et des services...

 

            On a aboutit à ce que l'organisation du travail, complètement restructurée à complètement désocialisé le travail, le travailleur est seul, même quand il est dans une chaine, devant sa tâche à accomplir (le Film de Ken Loach Navigator explique bien ce qui c'est produit dans les chemins de fer britannique). Toutes ces manipulations ont détruit la valeur travail, aussi bien au niveau symbolique que dans le lien social que celui-ci imposait, que dans la civilisation, qu'il imposait au regard des autres. C'est la civilisation du travail qu'il fallait faire disparaitre, faire disparaitre aux yeux de tous, ainsi que la notion d'intérêt public qui était lié à la république sociale.

 

            Donc on a organisé une décivilisation du travail, pour pouvoir détruire et les liens de solidarité et le rôle symbolique du travail dans la société...Dans la nouvelle organisation tout est interchangeable et ce qui ne l'est pas est délocalisé, dans des pays ou le coût de la main d'oeuvre est insoutenable (on institue une concurrence totalement déloyable et on détruit la possibilité de liens internationaux entre les producteurs )...  Tous ce que je dis est dans les traités européens que nos amis socialistes se sont empressés d'appliquer dès qu'ils ont été au pouvoir, sans se poser de question et ce qui m'a toujours interloqué, sans que ça fasse des remous dans leur rangs.

          C'est tout le profil des postes de travail dans l'entreprise, qui a changé aussi, même dans l'industrie et on veut encore aller plus loin dans "l'efficacité" de ce qui se fait en terme de production de biens et de produit.

       Les conséquences sont désastreuses pour le travailleur qui n'est plus du tout encadré ( ni par le groupe, ni par la maîtrise qui était conséquente dans le système tayloriste) et qui subit directement ce type de dérèglementation,
d'atomisation et de conditionnement... Les taux de suicides et les maladies psycho-professionnelles sont en augmentation exponentiels ( la schizophrénie aussi) dans tous les milieux professionnels, aussi bien dans le privé que dans la fontion publique qui subit les mêmes contraites de management.
Par nerk dom - Publié dans : verslehaut - Communauté : Libertexte
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