Dimanche 4 décembre 2011
7
04
/12
/Déc
/2011
11:38
Le capitalisme du désastre qui a voulu faire de l'argent avec la destruction (capitalisme du désastre, selon Naomie
Klein), fomente l'expression totalitaire des structures inter étatiques quelle qu'elle soit, pour les rendre encore plus totalitaire et encore plus financière.... Cela organise le pillage des
états qui ne sont plus que des organismes de co-gestion d'ex entreprises nationales rachetées par des capitaux internationaux...C'est l'accélération de ce processus qu'a imposé aux peuples, qui
n'en voulait pas, l'union européenne.
Peut être qu'au départ elle avait d'autres objectifs, mais les processus se sont accélérés après 1973 (premier choc
pétrolier) et sont devenus les préoccupations essentielles de la commissions et de la table ronde des grands industriels européens et des institutions comme la commission européenne.
Tous les gouvernements se sont attelés à cette tâche et ont fait payer à leurs peuples, par des emprunts
démesurés, sur les marchés extérieures, sur les banques internationales, pour des sommes colossales qui étaient alors disponibles (on a créé pour ce faire une masse énorme de liquidité,
comment s'y est on pris, seul des experts pourraient répondre au lieu de parler d'autre chose, ce qui est exaspérant). Tout le monde pouvait emprunter sur les marchés, à terme et auprès de son
banquier des sommes importantes pour acheter du bien ou des objets de consommation courants, dont le prix augmente par ce seul volant d'entrainement, plus on empruntaient pour acheter des biens,
plus les biens prenaient de la valeur.
L'endettement pour les classes populaires, a eu une autre cause, pallier au manque à gagner que cette
situation créait, ça a permis aussi de pallier à la baisse constante du pouvoir d'achat et à la baisse des salaires.
Plus les classes moyennes achetaient du crédit, plus les prix augmentaient, plus il fallaient des sommes importantes
pour pouvoir acheter. Tant que les salaires augmentaient, la structure pouvait fonctionner, sans trop de risque, parce que tout le monde y retrouvait vaguement son compte (certains
certainement plus que d'autres).
Qui étaient gagnant, au début, les acheteurs institutionnels, les agences immobilières qui fixaient
les prix (en ce qui concernait l'immobiier) et les prêteurs, (les banques spécialisées dans le prêt immobilier, souvent adossées aux agences).
En fait cette situation artificielle était la conséquence directe de la baisse
tendancielle du coup du travail et de l'augmentation (inflation) des prix. L'Euro a permis cette manoeuvre en "douceur", comme le franc lourd l'avait déjà permis quelques décennies avant (au
début de la Ve république). C'est la même manoeuvre qui a été instituée, sur l'ensemble de l'Europe, pour cela il fallait que la machine continue à aller dans ce sens et que les gens achètent
pour consommer du crédit (donc achète des produits ou ils sont obigés d'avoir un crédit pour acheter). C'est aussi la réponse qu'avait trouvé les "classes dirigeantes" à la poussée du
mouvement des masses qui voulaient aussi un niveau de vie plus confortable.
La baisse du coût du travail a eu deux causes, l'informatisation, la numérisation, la technologie et
les avancées de la téléphonie, jusque dans les années 1990 et la réorganisation, la course à l'optimisation dans les entreprises qui ont subie, toutes, d'importantes restructurations et cela dans
tous les travaux et dans tous les secteurs de la production et des services...
On a aboutit à ce que l'organisation du travail, complètement restructurée à complètement
désocialisé le travail, le travailleur est seul, même quand il est dans une chaine, devant sa tâche à accomplir (le Film de Ken Loach Navigator explique bien ce qui c'est produit dans les chemins
de fer britannique). Toutes ces manipulations ont détruit la valeur travail, aussi bien au niveau symbolique que dans le lien social que celui-ci imposait, que dans la civilisation, qu'il
imposait au regard des autres. C'est la civilisation du travail qu'il fallait faire disparaitre, faire disparaitre aux yeux de tous, ainsi que la notion d'intérêt public qui était lié à la
république sociale.
Donc on a organisé une décivilisation du travail, pour pouvoir détruire et les liens de
solidarité et le rôle symbolique du travail dans la société...Dans la nouvelle organisation tout est interchangeable et ce qui ne l'est pas est délocalisé, dans des pays ou le coût de la main
d'oeuvre est insoutenable (on institue une concurrence totalement déloyable et on détruit la possibilité de liens internationaux entre les producteurs )... Tous ce que je dis est dans les
traités européens que nos amis socialistes se sont empressés d'appliquer dès qu'ils ont été au pouvoir, sans se poser de question et ce qui m'a toujours interloqué, sans que ça fasse des remous
dans leur rangs.
C'est tout le profil des postes de travail dans l'entreprise, qui a changé aussi, même dans l'industrie et on
veut encore aller plus loin dans "l'efficacité" de ce qui se fait en terme de production de biens et de produit.
Les conséquences sont désastreuses pour le travailleur qui n'est plus du tout encadré ( ni par le groupe, ni par la maîtrise
qui était conséquente dans le système tayloriste) et qui subit directement ce type de dérèglementation,
d'atomisation et de conditionnement... Les taux de suicides et les maladies psycho-professionnelles sont en augmentation exponentiels ( la schizophrénie aussi)
dans tous les milieux professionnels, aussi bien dans le privé que dans la fontion publique qui subit les mêmes contraites de management.