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Par l'action-poésie, action, mouvement, scanssion, avec un air de modernité suranné. Entrelac de vies brisées et a construire... machines de plus en plus parfaites qui nous aliènent et nous exploitent. Bonjour bonheur regarde moi, suis je si moche!!!.

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Une remise en forme et une actualisation

auto-portrait-ii.jpg saint-brieuc-i.jpgUne suite à ma réflexion, je commence à me documenter sur Le Caravage, mort dans des conditions sinistres, sur une plage de Lombardie, en 1610 à 39 ans ... C'est un génie par la qualité de son travail, mais un génie perturbé socialement et, sans doute psychologiquement ... Ces portraits sont étonnants et pleins d'ironies sur ce que représente les gens qu'il met en scène, des gens simples qui lui servent de modèles, comme ça se faisait, fréquemment, à l'époque ... Quelle type de maladie psychologique le hantait, à une époque on aura dit qu'il était caractériel ... Il était génial, il invente le clair obscur, qui serviront à d'autres peintres plus tard .Il se met en scène dans ces tableaux, vers le fin de sa vie, c'est lui qui sert de modèle (paraît-il) à la tête d'holopherne que tient judith ... Il est hanté par les scènes de décapitation, il sert la scène dans ce qu'elle à de tragique ... Il meurt de la malaria dans le plus profond dénuement, ur une plage ou dans un asile, après avoir été gracié par le pape ... Sa peinture sert de modèle à la contre réforme qui sévira peu après avec Savonarole et aura une telle influence sur les peintres classiques (Poussin qui le découvrira peu après sa mort), que son influence dure encore, dans le cinéma et la photographie... Il y a Courbet, à l'autre bout du cycle de la peinture réaliste, qui semble déployé, plus de trois siècles plus tard, la même force , le même souci du peuple comme principal sujet de l'art ... La même force dans ces auto-portraits ... Il a une oeuvre importante et semble avoir appris son métier très vite ...Ce sont ces corps d'hommes, nues, qui ont une force si extraordinaire, il n'y a que de l'ambiguïté et de la force... Chez Courbet on a la même admiration pour ces corps de femmes, la même conviction, la même fascination, le même tempérament ... C'est une force énorme qui se dégage ... (je reviendrais en plusieurs étapes sur ces deux personnages; sur Courbet et sur Le Caravage,) ce sont des destinées admirables, ce qui explique, en partie, leur succès postume. Le Caravagio sera reconnu et analysé, critiqué, seulement au 19e siècle, avant on ne pensait pas sur la peinture, on peignait et ce devait être un métier prenant et difficile, comme il devait être difficile de s'intégrer dans un atelier et de se plier à la commande; Caravagio avait du mal à se plier, mais la peinture devait devenir un facteur d'équilibre essentiel, s'il était libre ... Il sera soutenu, car son génie est reconnu par de grands collectionneurs, ce qui lui a évité d'être broyé très jeune, par une société totalement intolérante ... Le seul qui aurait une rigueur similaire serait, à mon point de vue, Philippe de Champaigne. Rembrandt dans ces grands tableaux du Musée d'Amsterdam fait penser aussi à lui par le dénuement des décors et la force qui se concentre au centre de ces compositions, c'est le don de la peinture , la composition, la lumière est apprentissage, c'est pour cela qu'on voit , dans les toiles du Caravage une telle force; il est concentré sur le rendu et simplifie, par un système, (le clair obscur) ce qui l'encombre ... Je sais aussi qu'il peut y avoir plusieurs versions du même thème ... Il se sert de la mythologie  antique ou chrétienne pour installer ces préoccupations et cacher ses obsessions, dont il se dépouille, l'art est une vraie catharsis ... Mais il faut qu'il existe dans toute sa fragilité, à la face du monde de la renaissance ... Comment a-t-il inventé toutes ces mises en scène, tous ces drames poussés au  paroxysmes, autour de la décapitation et de la crucifiction , Ces jeunes gens infatués , comme dans la tireuse de carte, qu'il séduit, ce qui lui attire des ennuis...Il n'y a aucune tendresse, que des lignes de forces et des trouvailles extraordinaires dans la manipulation des symboles... Saint Pierre, corps magnifique, cloué à l'envers, simule-t-il le désir que celui-ci soit inverti!. Une infinité de bac-chus figure ironique encore, comme l'ironie qui se joue de la mort dans la figure décapité de la méduse.
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