Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Par l'action-poésie, action, mouvement, scanssion, avec un air de modernité suranné. Entrelac de vies brisées et a construire... machines de plus en plus parfaites qui nous aliènent et nous exploitent. Bonjour bonheur regarde moi, suis je si moche!!!.

Publicité

C'est la poésie qui domine comme style de vie et qui structure mes envies de cinéma et de voyage

DSCF1587.JPG Couleurs-M-III.jpg Couleur-M-.jpg Couleurs-M-IV.jpg carnaval-i-26-08-07.jpg 

    C'est une suite de chaos qui constitue notre monde, dans les années 1970 il y a eu un film Temrock joué par Michel Piccoli (un des plus grands acteurs encore vivant), c'était la révolte primaire d'un homme qui revient à l'âge des cavernes, une immense farce ...Ce film nous semblait un sommet de la poésie, maintenant moi qui voit tous les avantages de notre façon de vivre et le peu d'effort qu'il faudrait faire pour être bien pour habiter ce monde, je n'y vois plus le même intérêt, bien que si j'étais encore jeune je voudrais pouvoir comprendre qu'on puisse avoir envie de cette révolte, un autre film plus "américain" parlait de la révolte d'un jeune contre son milieu il s'appelait Morgane, contre le travail et la société confiné qui nous hante et nous détruit, tout au long de notre vie, sans un instant de repos dans cette haine de soi savamment réactualisée. Il y a eu d'autres films de ce type dans le même type de cinéma, comme les films de Jeam's Dean (maintenant je vais moins au cinéma parce que l'image en mouvement est présente chez nous 24heures sur 24, c'est vers d'autres sensations qu'il faudrait se laissé attirer... Le jour ou l'on pourra avoir accès à de l'image pornographique en boucle (je pense que c'est possible si l'on s'abonne à un réseau X), il faudra se sentir attiré par d'autres stimulis, si cela est possible ... D'ou ma course effrèné pour des instants de réel, que je ne puis saisir à bras le corps, réel de celui qui travaille et ne gagne pas sa vie, qui s'épuise néanmoins au travail, pour ne rien gagner, les travailleurs pauvres.
    Temrock était un film sur les dangers du travail et d'une civilisation qui ne peut s'en extraire, ne laisse plus la rèverie s'installer dans l'espace publique. Si j'avais à faire le compte du nombre de films qui m'ont plus et m'ont influencés profondémment, il y en aurait très peu, ils se compte sur les deux mains.
    Si je fais le même travail avec les livres le problème est différent, à chaque fois qu'il m'a fallu trouver des réponses c'est dans les livres que je les ai trouvé. Le livre, un livre qui se trouvait là par hasard ou dont on m'avait parlé à ce moment, quand il s' ouvre, il permet l'aventure et la connaissance beaucoup plus que le film ... Je plains les gens qui n'ont pas accès aux livres, ni aux idées qu'ils contiennent, quelle va être le support sur lequel ils vont construire leur pensée, articuler leur ego, se libérer de toutes les fantasmagories du monde d'aujourd'hui, se construire un modèle dans lequel ils vont se mettre à vivre à l'aise ... Faire une quête de sens, inventer encore et encore un rapport au monde, ce sont d'autres qui ont tracés la route, c'est en leur compagnie que l'on peut identifier et petit à petit se mettre à croire que la vie avance (en ce moment c'est extrêmement difficile) vers la plénitude de soi .... On avance collectivement mais le projet se construit en petit cénacle, en cercle restreint, le projet, l'inconnu nous dévore et nous sommes vivants et beaux à n'en plus finir, rayonnant à la face du monde, comme des désastres permanents.
    Il y avait "la smala "tout à  l'heure, un film qui est une belle fable ou le peuple, dans sa splendeur, est mis en scène, " vous avez votre permis de séjour; Non monsieur je suis né ici "c'est un univers qui disparaît du cinéma, comme disparaissent ce qui a fait la splendeur de la littérature populaire de René Falet "L'Angevine, comment fais tu l'amour cerise, le beaujolais nouveau est arrivé", le public,  c'est toute la différence entre Jeanne Moreau et Audrey Tautou, d'un cinéma l'autre, un monde l'autre ... Une résurgence peut être possible; il faut faire renaître l'univers mental qui a permis cette culture qui commence avec François Villon et n'a pas cessé de renaître depuis.
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article