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Par l'action-poésie, action, mouvement, scanssion, avec un air de modernité suranné. Entrelac de vies brisées et a construire... machines de plus en plus parfaites qui nous aliènent et nous exploitent. Bonjour bonheur regarde moi, suis je si moche!!!.

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Toujours l'art contemporain, son rapport avec la philsophie, comment entretenir la confusion

Je termine le livre de Mr Christian Delacampagne "Où est passé l'Art?". Le problème est que l'Art est un "processus platonnicien", dans nos sociétés, il a sans doute dans d'autres civilisations, une autre teneur, s'il existe. Il est fortement lié (la peinture c'est évident) au christiannisme qui l'a fait naître. Lui a donné sa forme. C'est au 15é siècle, qu'il évolue en tant que phénomène souverain. C'est au 15é siècle que la peinture se détache du mur et devient autonome. A partir du moment ou la peinture est née, l'Art dans son ensemble c'est affirmé de façon entièrement autonome (la querelle des iconôlatres et des iconôclastes) vis à vis des pouvoirs religieux et politiques et ceux-ci n'ont eu de cesse de pouvoir le domestiquer, l'orienter...On peut dire qu'aujourd'hui cette querelle est encore vivante même si on a remplacé la "vierge marie" en tant d'icône par Marylin Monroë ( commmme de Koonig et Andy Warhol), le fonctionnement est exactement le même, on est dans la même problématique, dans la même quête, par rapport à l'image, que celle qui était déjà présente au 15e siècle ...Les sujets se sont adaptés aux besoins de chaque époque, mais la problématique nécessaire au fonctionnement interne de l'image est la même aujourd'hui encore. La peinture chinoise a peut être une problématique différente elle est plus basé sur des techniques de réalisation d'un équilibre psychique, sur la représentation, l'acte spirituel est un acte d'harmonie intérieure qui peut s'atteindre par la peinture, la poésie ou la contemplation...Il y a une problématique centrale de la peinture qui a une importance, dans un processus psychique, de toute manière, c'est la quête de la perfection comme acte lié à la transcendance, la gestuelle est faite dans l'un ou l'autre cas pour atteindre l'excellence ...Une quête par l'acte et le geste artistique dans un domaine spécifique. La technique à acquérir en virtuose, créé les rapports avec l'acte du peintre, le geste aboutit à un objet qui force l'admiration et dispose à la contemplation.
    La désacralisation moderne n'implique pas une laïcisation de l'image même par ceux qui produisent une oeuvre avec elle, l'image n'est jamais objective. ...Le cinéma respecte des codes de mise en image qui existaient dans la peinture des siècles classiques (ceci peut se démontrer facilement), le fait que cette image soit en mouvement ne change pas fondamentalement ces codes, il les précise simplement. Jean Luc Godard avait essayé d'aborder le sujet dans son film "passion". Il proclamait même tout au long de ce film que l'image était plus belle dans la peinture classique, il "cite" dans son film Delacroix, la peinture d'histoire, ce qui fait qu'il s'intéresse surtout à la peinture, sans vouloir comprendre ce qui fait la particularité d'un peintre ou d'une histoire.
    Le tableau de Turner ou l'on voit des esclaves noirs jetés à la mer par des esclavagistes est un tableau fantastique, qui parle autrement qu'avec du "discours". Le capitaine qui croit sauver son navire en se débarassant de sa cargaison...Mais les esclaves surnageant sont là, malgré tout, étrange rappel de l'actualité d'une époque, dans un maëlstrom de forces indomptés; l'histoire et la nature qui dialoguent devant le "regardeur".
    On ne sait comment situer l'histoire de l'Art et l'histoire du siècle dans sa relation avec la philosophie moderne, pourquoi ? ce n'est pas si simple de savoir de quoi parle le philosophe quand il parle d'Art, Goethe qui a écrit sur l'Art ne parle pas le même langage esthétique que Deleuze ou Guatari; il est vrai que deux siècles essentiels pour la modernité se sont écoulés.
    La lutte de l'artiste moderne, à partir du romantisme, est de casser le lien qui unit la peinture à ses origines chrétiennes. Je le répète la sculpture a d'autres origines, la statuaire est liée à la mort et à la vénération, qui est un processus différent, qui influe sur la commande et la fonction au delà de la représentation...Il y a deux sujets à la peinture, le visage et le paysage. La sculpture n'en a qu'un le corps de l'homme ( le visage peut aller jusqu'à la représentation du corps aussi mais c'est dans un contexte) . La peinture est basée sur toutes les variations possibles des mélanges de ses deux sujets . Les scènes épiques, les naufrages, les scènes champêtres (le déjeuné sur l'herbe de Manet) entrent toutes dans ces variations. C'est l'abstrait qui créé une rupture, une peinture sans sujet, qui n'empêche pas la dextérité dans la façon de représenter ...Turner dans ses marines est presque sur la rupture, il ne faut pas grand chose pour que sa peinture soit abstraite. Dans l'abstrait il reste les forces et la couleur sans sujet, mais pas sans objet, certains tableaux de Zao Wou Ki ressemblent à des paysages, suggèrent eux-ci, mais l'ambiance colorée et les rythmes suggèrent le Japon ou la culture Chinoise, c'est un peintre profondément enraciné dans la culture de ses origines ...même s'il continue à peindre à Paris.
    L'abstrait évacue le sujet, dans la peinture, mais garde la difficulté de peindre, l'augmente peut être car il est très difficile de suggérer sans définir ce qu'on a à dire.
Il y a un rapport du cinéma à la peinture par l'emploi des mêmes codes de représentation, ceux-ci fonctionnent pour le cinéma, la question de l'image produite est une question esthétique ...Qu'est ce que le regardeur, vous savez celui qui fait le tableau, voit ..Ce que son oeil est exercé à voir, dans la rue des grandes villes, lieu de sacralisation du pouvoir de l'image. C'est dans la rue des grandes villes qu'on a une chance de reconnaître ceux que l'on voit sur l'écran désacralisé. Le sujet de la peinture reste quintessentiel, sans rapport directe avec le spectacle de la rue.
Comment donner une interprétation du geste de Marcel Duchamp avec ses ready mad, je pense qu'il parle uniquement de la signature...Pour le marché capitaliste de l'Art c'est la signature qui a une importance et non l'oeuvre. C'est une remise en question du marché de l'Art et non de l'Art lui même ...Duchamp à l'attitude de l'Anarchiste devant le marché, et on peut même vivre en étant non plus un artiste avec un métier, mais un pur spéculateur ayant inventé un concept...Il prouve que le capitalisme a besoin du marché et non de l'Art. Il a besoin de la signature .
Maintenant, après ce geste, le capitalisme a-t-il besoin de l'art et de la technique, pas plus qu'il n'a besoin de la technique, ni de tout autre activité humaine ...L'histoire de l'Art ne passe plus par l'histoire de l'art spèculation, mais par une histoire même si elle est clandestine comme tend à le penser Aude de Kerros. Il y a donc deux sortes d'artistes; des spéculateurs conceptuels qui fonctionne dans l'Art contemporain, qui ont été formés par les Beaux Arts nouvelle formule, les FRACs et les DRACs et des "producteurs culturels" inscrits, pour certains, à la maison des artistes et qui défendent un métier inscrit dans la grande tradition des corporations et de l'histoire de l'Art structurant des métiers, dont l'Etat a décidé de ne plus assurer la pérennité. Plus d'école pour apprendre les grands métiers, plus de Beaux Arts pour apprendre la sculpture, la peinture, la gravure ou l'architecture avec toutes les conséquences que cela peut avoir sur l'entretient et la dynamique de ces métiers. J'ai des problèmes de fonderie pour certaines pièces ou puis je trouver des stages pour apprendre cette partie du métier. Certaines écoles existent pour le dessin en Belgique, pour la sculpture en Pologne, pour les beaux arts en Angleterre, mais plus à Paris, tout cela grâce à Jack Lang et à ses successeurs rue de Valois.
Si je faisait le même travail dans la formation au cinéma on aurait certainement le même constat, pour le théâtre, je ne doute pas que l'on trouve des saccages identiques. Ceci n'est pas qu'un aparté mais une violente diatribe contre ce qui arrive à l'ensemble de l'universalité typique de notre pays ...Donc l'Art pour nos gouvernants est devenu une résistance et une dissidence honteuse, dont on ne parle pas et dont on n'interroge plus les protagonistes qui s'expriment pourtant parfois avec brio, dans des livres. Comme si le pays existait malgré tout en dissidence institutionnelle, une vaste subversion naturelle de tous les acteurs, pendant que nos élites avec l'argent des DRACs ( donc l'argent des contribuables) achètent américains ou subventionne l'AC (dont personne ne veut) qui n'est qu'un sous produit, vide, rejetant plus loin encore le public loin des institutions.



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