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Par l'action-poésie, action, mouvement, scanssion, avec un air de modernité suranné. Entrelac de vies brisées et a construire... machines de plus en plus parfaites qui nous aliènent et nous exploitent. Bonjour bonheur regarde moi, suis je si moche!!!.

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Si j'ai bien compris le Livre d'Alain Badiou peut-on penser le politique.

La politique ne peut se penser qu'au travers de la classe ouvrière, en tant que classe, en opposition dans des partis marxistes et au travers d'Etat Marxistes constitués. Le phénomène nouveaux est la Pologne en 1981 et 84 parce que la lutte se pense en dehors du schéma intégrant le rapport classe ouvrière marxisme. Pour lui il n'y a plus de parti marxiste donc le politique ne peut plus se penser, donc exister.
Maintenant ce qui est intéressant c'est de voir qu'il établit des postulats pour penser le politique et qu'il met en scène la lutte des classes et le parti...Y a-t-il une suite possible, selon les mécanismes dont il se sert Non! c'est un constat auquel il postule et auxquels les partis marxistes qui subsistent aujourd'hui ne sont plus aussi proche. Il est vrai que dans le mouvement ouvrier il n'y a pas eu de parti politiques non marxistes, même s'il y a eu des syndicats anarcho-syndicalistes( la CNT et la FAI en Espagne pendant la guerre civile). Que aucun de ces syndicats à part les péronnistes, n'ont menés à terme une révolution nationale
.
C'est sur ce faits que s'établit son discours critique, à Alain Badiou.
Maintenant Badiou est platonnicien, donc il reconnait un sens à la société et une progression dans les sciences et les techniques, il est dans un "processus platonnicien" (ou je me trompe) et il ne peut conçevoir que les choses évoluent autrement cette fois là.
Pour moi la lutte des classes est inéherente à toute société divisé en classe, même si cette société ne reconnait pas ce fait ( comme notre société aujourd'hui),chez les romains ce sont les esclaves qui sont l'élément dynamique dans la lutte des classes. La lutte des classes n'empêche pas une société d'évoluer, elle peut même, dans une société capitaliste, accélérer certains processus d'évolution. Maintenant le mouvement ouvrier ne peut continuer à exister que s'il existe des syndicats ouvriers indépendants de l'état et des systèmes de production, il doivent défendre les ouvriers et leurs intérêts...Des syndicats d'entreprise ne sont plus directement  des syndicats. Il cite l'affaire des usines Talbots ou Citroën à Poissy ou il y a eu un conflit important qui a opposé en 1984, dans l'usine, deux catégories d'ouvriers, les ouvriers d'origine maghrébine aux ouvriers "de souche" organisé par la SNL (syndicat maison d'extrême droite).
Des syndicats ouvriers qui ont les mêmes intérêts que des syndicats patronnaux n'existent plus en tant que tel
, dans ce conflit c'est ce qui a été révélé, c'est la question de la classe en tant que tel qu'il pose, s'il y a opposition dans une usine entre deux catégories d'ouvriers, ce qui a été le cas dans cette affaire, ça se fait toujours au bénéfice du patron et contre les intérêts des deux catégories d'ouvriers...Après l'usine a été transféré dans un autre pays...C'est le but de cette manipulation, casser l'unité pour casser la résistance, pour pouvoir expulser.
Toute forme de corporatisme étroit se fait au détriment de l'ensemble de la classe ouvrière et des couches intermédiaires, c'est ce à quoi on assiste depuis vingt ans. Maintenant dernière constatation; un parti qui était marxiste, comme le PS en France et qui ne se réclame plus dans aucune de ces composante du marxisme ou fait des distorsions pour ne plus le paraître, ne défend plus les intérêts du monde du travail,
, ne défend plus du tout ce qu'il prétend défendre, ni les travailleurs ni les "couches moyennes" ni personne, c'est une courroie de transmission qui est totalement a politique...Même les teintes ou les nuances ont tendance à s'atténuer sur le tard..C'est devenu une machine parasite comme il y en a des centaines dans notre sphère politique (anti politique) d'aujourd'hui.
Alain Badiou propose de réinventer un marxisme pour notre époque et là il ne donne que des pistes de réflexion mais n'a aucune solution, pas plus que moi je n'ai d'orientation et de programme à proposer. Pour cela, une des premières tâche est de caractériser la classe ouvrière de l'identifier, ce qui n'est pas une mince affaire, personne n'en est capable, personne n'a la volonté de le faire. Les syndicats sont indispensables, mais ils ne se pensent plus en tant que tel. Ils doutent parce qu'il ne rassemblent plus pour des batailles décisives. La grande défaite de 2003 n'a pas encore été digéré, pas plus que l'analyse de la responsabilité des directions, dans cette défaite...Les syndicats ne se pensent plus dans leur pluralité, mais comme un bloc hétérogène, ce qui rebute
.
L'adhésion de la CGT à la CES (confédération européenne des syndicats) est en train de détruire l'ensemble des syndicats en France, d'autant plus que c'était le seul syndicat perçu comme marxiste longtemps. Le mouvement contre le CPE (qui n'a pas été trop victorieux à ma connaissance puisque à peine six mois,après le recul, des choses étaient votées qui remettaient celui-ci sur le rails), c'est fait avec un appui incertain des grands syndicats. Ce sont les jeunes qui ont pris en charge l'ensemble du mouvement en s'appuyant sur des organisations étudiantes passablement vermoulues elle aussi ( Unef et CAL noyauté par la CFDT).
Pour Alain Badiou, l'avenir du mouvement ouvrier, l'existence même de la classe ouvrière, est derrière et non devant elle, j'avoue que sa logique est séduisante et elle permet de prendre conscience de l'immensité des tâches à accomplir pour la civilisation humaine. On ne peut rester, si on veut un constat précis, dans le symbolique, il faut aller plus loin dans l'analyse.
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