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Par l'action-poésie, action, mouvement, scanssion, avec un air de modernité suranné. Entrelac de vies brisées et a construire... machines de plus en plus parfaites qui nous aliènent et nous exploitent. Bonjour bonheur regarde moi, suis je si moche!!!.

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J'ai lu le livre du comité invisible. L'insurrection qui vient commentaire

Je pense , en lisant cela, de plus en plus à Michel Foucault et Giorggio Agamben. Mais il y a aussi Bakounine et l'anarchisme au sens large et bien sur et sûrement, Guy Debord. A priori on dirait une actualisation des thèses de Debord sur la société du spectacle, mais ce n'est pas complet. Il y a une description méticuleuse de la faillite de notre monde, une description radicale de cette faillite que je cherche à faire depuis longtemps mais en préservant un minimum de cadre; ce que ces jeunes gens refusent de faire (préserver un cadre, le cadre syndical ouvrier et des partis de gauche et d'extrême gauche traditionnel), c'est ce que nous étions habitués à faire en pratiquant , un peu, une surenchère. Cela ne décrit pas du tout la situation qui est faite au vivant, qui est faite à chaque individu dans son vécu. J'ai toujours cru aussi qu'il fallait former, for mater l'individu à la société, d'une certaine façon et qu'on avait une marge de manoeuvre pour se faire (ce que les pédagogues appellent la "liberté pédagogique");il y a dans leurs thèses une critique radicale de tous ce qu'il considèrent comme des compromissions fortes. Maintenant ils ouvrent le débat à un niveau ou personne jusqu'ici n'avait voulu l'ouvrir pour reprendre des antiennes de l'anarchie.; la commune et les associations libres, coopératives pour le travail et l'organisation de la vie sociale, que l'on retrouve chez Pierre Kropokine (il y a un prodigieux bouquin; oeuvre, dans une édition ancienne que j'adore avec sa couverture jaune, chez François Maspéro de 1976).
Ils condamnent l'état comme étant la source de l'oppression
, ils condamnent la façon dont fonctionnent les biopouvoirs sur lesquels ils s'attardent (c'est un notion que je commence à appréhender, que Gioggio Agamben réactualise et que Michel Foucault en son temps découvre), et ils mesurent la dimension que doit prendre le vivant dans la nouvelle mouture d'une société qui se construit en ce moment et qui émergera petit à petit sans que les pouvoirs ne puissent l'empêcher. C'est ce qui m'étonne le plus cet anti matérialisme, une démarche qu'ils tentent de mettre en lumière car elle est déjà en train de se construire. Ils critiquent aussi les réseaux et les idéologies, c'est ce qui est nouveau, mais ce n'est pas très clair à mes yeux. Ils repensent et réactualisent l'anarchie dans les créneaux de ce qu'ils empruntent de plus progressiste à leurs yeux dans la pensée contemporaine. Ils ne sont pas en dehors de ce que l'acte de penser à fait de plus radicale, dans notre époque. Ils ne critiquent pas sur le fond les idéologies, comme l'avait fait K. Marx, en son temps, ils cherchent les traces de passages et s'attachent à décrire les situations intéressantes, les situations productrices de libertés et de vie. Ils traquent la vie et la façon dont elle s'insinue dans les temps présents. Il y a une critique intéressante de l'écologie, aussi que je pourrais reprendre à mon compte...Ce que l'écologie cache comme projet réactionnaire et qui avait été déjà dénoncé dans un livre de Philippe Pelletier. Il prolongent cette espèce de radicalité ( il faudrait un jour que je m'attache à la critique du comportement écologiste qui confine au comportement religieux, sur de données à scientifiques et une idéologie qui semble vouloir faire consensus et qui mériterait d'être mise en lumière) sur la critique et sur le comportement des décroissants, avec lesquels ils ne peuvent faire alliance. C'est un texte qui se situe entre le manifeste et l'acte poétique fondateur, ce sont des gens qui posent sincèrement, l'acte poétique comme étant un acte fondateur, ils essaient de faire fonctionner, à nouveau le poème, comme arme de transcendance...Ils ont compris son étrange absence, problématique (et emblématique) ! dans notre monde et ils veulent s'en servir, il y aurait donc plus  de vie dans la parole poétique; c'est étrange.
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