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Par l'action-poésie, action, mouvement, scanssion, avec un air de modernité suranné. Entrelac de vies brisées et a construire... machines de plus en plus parfaites qui nous aliènent et nous exploitent. Bonjour bonheur regarde moi, suis je si moche!!!.

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Je découvre Giorggio Agamben, je ne sais comment aborder la question

C'est un professeur que l'on retrouve avec Slavoj Zizek et Alain Badiou dans un mouvement intellectuel qui se constitue objectivement, (dans la Fabrique un livre existe "la démocratie dans quel état" ou il se trouve donné son point de vue, avec ces deux personnages) dans un cadre extra universitaire...Ce que l'Europe aurait de bon pour moi. Je voudrais parler de Stanze, le premier livre que j'ai lu de cet homme, c'est un travail avec une écriture magnifique et séduisante sur des sujets très complexes et inattendus.
 Son grand ouvrage serait Homo Sacer, qui se lit soit en trois gros volumes soit en petit bout édités par thème, Stanze n'est pas à part de cette grande oeuvre mais ce sont des fragments épars écrits à différents endroits, dans différentes revues et regroupés dans cet ouvrage. Il aborde le thème des camps de concentration c'est le livre que je lis en ce moment, "ce qui reste d'Auschwitz", les conséquences de ceux ci (les camps) sur l'attitude du monde moderne mérite d'être mis en perspective dans la société actuelle.
Je livre les notes que j'ai prise à la lecture de Stanze, maintenant je suis incapable de faire une synthèse de ce type de pensée. C'est un livre étonnant et érudit qui parle d'emblée de Marcel Ficin dans le premier texte. Il y a une recherche à priori d'une espèce de structure absolue, qu'aurait revendiqué la poésie romantique Allemande, école de poésie de Iéna dont Rilke (le poète) aurait été le premier à présenter la disparition dans la littérature de son époque. Défi lancé par la marchandise à l'oeuvre d'art qui expliquerait que l'art se métamorphose complètement, vingt ans plus tard, peut être en réponse à ce choc frontal du monde moderne.
 Défi lancé par l'oeuvre et l'homme comme oeuvre, le dandysme de Brummel dont se sert Charles Baudelaire comme modèle pour exprimer la transformation de l'oeuvre en objet, pour nous faire croire à la réification par rapport à d'autres processus. Je présume que dans ce cadre la réification s'oppose à la prolifération, encore que je n'en sois pas sûr; il faudrait vérifier, prolifération n'est pas encore synonyme de déséquilibre ou d'envahissement, d'ensserement et de menace; la multitude comme menace.
 L'oeuvre d'art à quelque chose à voir avec l'objet sacré, il y a, autour de l'oeuvre et de l'artiste, un processus de sacralisation, c'est lié à la sacra-lité, au sacré et au religieux. L'acte de création artistique, ou autre, est un processus mystérieux qui nous laisse sur le bord de la route. Jusqu'à la fin du 19e siècle, c'est essentiellement un processus platonicien. Il y a un double processus qui détermine la crise actuelle et les crises à répétition de l'art moderne qui passe par la sacralisation de l'objet et de la fétichisassions de la marchandise et des corps. Gioggio Agamben parle aussi de Grandville, graveur étonnant quasiment oublié de nos jours...Moins mis en exergue que Gustave Doré: que faut-il en conclure ? sur son talent et son impact sur le monde actuel ? Plusieurs choses, des choses importantes, pour la suite de l'oeuvre humaine collective de l'humanité.
Il parle aussi de l'évolution symbolique de la fonction des objets; des jouets, la poupée qui fonctionne comme corps sans âme auprès de l'enfant qui interroge son devenir humain, qu'il ne trouve pas. Il cherche jusque dans l'intérieur un mécanisme, une réponse. Baudelaire interroge souvent (dans les curiosités esthétiques c'est flagrants) dans ses écrits la trace du jouet, son rôle dans la construction de la personnalité de l'enfant. C'est très souvent problématique...Il en souligne avec talent l'ambiguïté, les ressorts.
 Aristote (dans ce texte il est essentiellement question de la dualité Aristote, Platon) apparaît comme le philosophe le plus important du moyen âge. Il parle aussi (p.134) d'Avèrroes et d'Avicennes qui ont tous deux à contribuer à construire la pensée de la renaissance. Note, ils sont tous les deux médecin comme Rabelais. Nous assistons dans ce texte à une digression sur la pensée médicale du moyen âge, digression intéressante et cognitive.
Autre texte ou il est souligné le rôle majeur du miroir dans la relation amoureuse et la construction du phantasme ou fantasme, question posée qui regarde qui? qui est regardé par qui, par quoi? (l'âme, le pneuma, son double, quelqu'un ou quelque chose d'autre); L'écueil Narcissique est évité ou contourné par une série d'artifices extravaguant de nos jours. Qui s'exprime là dans ce contexte du double et de l'amour....Question intéressante qui devrait ressurgir de nos jours, dans les Arts, s'ils avaient un sens par rapport aux questionnements d'une époque (je pense au film qui remplace dans notre époque, dans sa fonction sociale, l'oeuvre peinte). La crise du sens risque d'émerger dans l'échange brutal... C'est ce qui semble être pressenti par ce livre. Penser cette période, ce qui est extrêmement difficile, et faire la synthèse de ce qui peut se construire dans le présent. Esprit d'amour, dans le texte suivent...Les rapports entre l'amour et les différentes expression du Pneuma. De ce qui est conçu comme tel. Écriture toujours intéressante, la démonstration est inhérente et touche aux différents personnages, aux conceptions de ces personnages, philosophes grecs, qui s'inspire d'Epicure et de Platon, ils servent de référence jus-qu'après la renaissance, jusqu'au mouvement qui construit, en France les lumières et en Allemagne l'Aufklarung, dans le même mouvement le romantisme en Art et le classicisme en peinture (Ingre , Géricault).
Stanze ou Stanse (il donne une définition précise du mot qui sert de titre à l'ouvrage, dans ce paragraphe) est un état particulier qui lie amour, parole, désir dans la joie...Processus éminament poétique, extraordinaire... Qui ne passe pas obligatoirement par l'image, qui ne passe pas par la représentation, ni l'image mentale. La réflexion aboutit néanmoins au double, Narcisse n'est pas loin et n'est pas, d'après ce qui se dit dans un autre texte, obligatoirement condamné, par les instances religieuses, dans toutes les conséquences de son influence. Il n'y a pas non plus d'amour autiste. Le soi-même amour tourné vers soi qui serait autophage. On ne rencontre pas ce type de figure dans ce qui est écrit.
 Pour conclure, il y a une véritable recherche de sens et d'histoire, de sens historique, car notre époque manque d'analyse philologique rigoureuse et perd toute notion d'histoire, de sens historique, pour un simple bavardage qui est aussi en déça de la conversation que promeu Marc Fumarolli. On est en quête de sens et de technique pour comprendre ce qui sous tend, ce qui se passe. Il n'y a plus de grand projet artistique mais un foisonnement qui semble aller dans le même sens (ce qui n'est pas sûr ) même si les mots sont travaillés il n'y a qu'une charpente légère, souvent sous tendu par le vide.Cest ce que démontre ce livre qui s'attache à trouver les racines du présent dans des passés originels.
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