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Par l'action-poésie, action, mouvement, scanssion, avec un air de modernité suranné. Entrelac de vies brisées et a construire... machines de plus en plus parfaites qui nous aliènent et nous exploitent. Bonjour bonheur regarde moi, suis je si moche!!!.

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Hier chez Frédéric Tadéi, il y avait une discussion sur la reconnaissance individuelle, alors que c'est de reconnaissance sociale dont il est question

Je pensais que l'émission avait disparu et qu'elle ne renaîtrait pas après les vacances c'est plutôt une bonne chose, si les débats qu'elle organise sont de bonne qualité, avec des intervenants étonnants et non médiatiques, il y en a eu quelques uns. Les intellectuels médiatiques sont chiants et ne font que conforter le discours dominant, comme Yves Michaud qui n'a rompu avec rien et confond philosophie et arrangement du discours de comptoir, pour faire une "philosophie" soft, une pseudo pensée sur ce qui se dit dans l'ère du temps, ce qui confine à la rumeur, ce qui ressemble à des "bruits nécessaires" dont se nourrit la pensée dominante, ce qui est loin d'être le minimum acceptable, ressemble à une manipulation, dans le domaine de la toute puissance de la pensée; celle-ci est-elle totalitaire! Je n'en sais rien, ça dépend d'où elle se place et ce qu'elle est censée représenter. Ce ne sont pas des pensées nécessaire ni utiles nécessairement.
 La question était qu'est-ce que la reconnaissance, c'est à cela que je vais tenter de répondre.
En premier lieu il y a la reconnaissance d'une identité et d'une culture, qui est niée à tous les gens qui vivent dans la clandestinité, dans notre pays, que l'on ne veut pas régulariser mais dont on a besoin pour casser le coût du travail (tous les travailleurs clandestins dans la restauration et le batiment).
Ensuite il y a la reconnaissance du travail que l'on fait, de la correspondance avec ce que l'on pourrait faire. Dans ces deux domaines il y a une sérieuse crise et une sérieuse remise en question de ce qu'est et de ce que à quoi sert le travail, la société brise la reconnaissance sociale par intérêt de classe et pour empêcher la création d'un élitisme républicain basé sur la compétence et ou basé sur la qualité du travail produit. La notion de à travail égal salaire égal n'existe plus. Des gens ayant de très hautes compétences ne gagnent plus rien et attendent que le vent tourne sans aucun avenir immédiate, il n'y a plus aucun sens pour expliquer les rémunérations, on recrute des stagiaires à vie qui, en plus doivent faire preuve, en permanence, de leur compétences.
Maintenant il faudrait dans ce contexte définir le mérite individuel, ça reste une question totalement subjective, en Art, par exemple c'est totalement évident. Pourquoi Paul Cézanne est reconnue de son vivant et pas Vincent Van Gogh ni Paul Gauguin que nous admirons beaucoup plus. Dans les autres médiums, la musique, le théâtre, le cinéma, les principes de la reconnaissance reste plus classique...Il est évident que la pratique de la grande musique est réservé à une élite, comme le chant. Il faut un consensus avec l'entourage, dès l'origine, j'avais un copain qui était musicien, il m'avait dit un jour que pour apprendre le violon, il fallait commencer à sept ans, parce qu'après on perdait la dextérité, c'est un peu pareil pour tous les arts, il faut une forte sollicitation du milieu. Chez nous, dans notre monde, les écoles d'excellence ont toujours jouer un grand rôle pour promouvoir l'excellence, former cette excellence...L'école de la rue n'existe qu'en partie et produit un autre type d'excellence; Mesrine est un exemple de cette excellence, mais aussi Jacob dont j'ai parlé dans mon précèdent message (d'un point de vue moral les patrons du CAC 40 et les traders sont de la mème trempe et ont la même moral que les Mesrines mais ils sont issus d'autres milieux, tout simplement )...Y aurait-il un terrain ou les excellences supposées pourraient jouer un rôle sociale, ou l'expérience de l'excellence un bien collectif (le fameux patrimoine de l'humanité); il faudrait qu'il y ai consensus sur ce qu'est l'excellence, ce qui n'est pas acquis, et toutes les excellences n'ont pas la même valeure, pour notre société et dans chaque société on ne promeu pas la même excellence. Flaubert, Proust qui ont été de grands écrivains n'ont jamais gagné leur vie avec leurs oeuvres, dans notre monde ils n'existeraient plus ...Ils font partie du monde des petits rentiers, ceux qui profitent de leur place dans le monde capitalise. Les grands écrivains dans notre monde (je pense à Daniel Pennac) sont ou on été enseignant, leur statut de fonctionnaire et la sécurité de l'emploi leur permettaient de promouvoir leur oeuvre. D'autres comme Thierry Jonquet sont devenus écrivains pour échapper au salaria et à la fonction publique, dans un mouvement contradictoire très contrarié. L'excellence reste une subjectivité et détermine l'état d'une société, quand les élites même n'ont plus de rémunérations correctes, toute la structure sociale disparaît et on ne promeut que les médiocres et les princes, la caste, comme à l"époque de Rabelais..L'insoumission à la règle devient la règle, la société bascule puisqu'elle ne promeut plus rien qui vaille la peine d'être promu. La révolte est la seule issue pour retrouver sa place. Car dans une société équilibrée chacun est sensée trouver une place honorable.
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