Je viens de terminer le dernier livre de Jean Claude MICHEA (l'empire du moindre mal); il termine par une espèce de parole apocalyptique, comme quoi celui-ci se
transformerait en meilleur de mondes... Il dit, en substance, que la techno science aurait comme finalité de fabriquer un androïde. Il voit sans doute cela à partir des recherches sur les
nano-technologies, un univers à la Matrix pour le futur. J C Michéa nous faire relire Christopher Lasch et au travers lui l'école de Francfort, Adorno, Horkheimer et Jacques Ellul. Jean Claude
Michéa c'est fait connaître avec son brûlot "l'enseignement de l'ignorance". Ce que je cherche précisément c'est de faire émerger une littérature populaire exigente... De "faire émerger" ces gens
qui serait susceptible de produire une littérature de qualité qui s'adresserait à un certain public. Jean Claude Michéa fait partie de ses gens qui sont susceptibles de s'inscrire, en partie, dans
cette mouvance, en plus il se réfère à Orwell et à sa fameuse "coment dency" (respect de soi et de son travail), une forme d'éducation au travail.Jean Claude MICHEA ne se situe pas sur la même
filiation philosophique que Michel Onfray qui lui veut réhabiliter l'hédonisme... Néanmoins tous les deux nous demandent de relire les textes du socialisme primitif du 19e siècle, tous les deux
remettent en cause le marxisme comme étant une théorie inconsistante ou autoritaire (pour Michel Onfray qui insiste là dessus). Pour MICHEA il est impératif de refonder l'école, il a gardé un pied
dans l'institution pusqu'il serait encore professeur de philo à Montpellier...pour avoir des gens qui évitent la culture narcissique, apprennent le goût du travail bien fait et de l'effort que ça
demande pour y parvenir. A voir et a commenter. Je voudrais une littérature que je ne me sens pas capable de produire moi même, tout seul. Michel Ragon disait que le 20 siècle, en Art, était le
siècle du réalisme de l'expressionnisme et du surréalisme. IL ne met pas dans la balance ce qu'on appelle art contemporain qui se présente comme une démission devant la résistance aux marchés. Avec
les nano-technologies on devrait pouvoir fabriquer les fameuses machines délirantes de Deleuze, un acte gadget parfaitement inutile; des contre-drônes en quelque sorte.