Dans la petite ville ou j'habite, au centre de la bretagne sur la côte nord, ils sont en train de défoncer le centre ville pour installer les Champs, sur la place du
champ de Mars... Régionalisation oblige, ils font ici comme sur tous le territoire de France...Il fallait ces Champs, minable temple au dieux commerce avec sans doute ce qu'on voit dans tous les
centres de ce genre, facade vitrée aveugle, verdure de commande au bon endroit....alors que les magasins des rues commerçantes, du centre à quelques pas de là, ont du mal à survivre. Moi j'avais
fait un projet avec un jardin et des sculptures qui creusent la mémoire, bien que le Dubuffet soit drôle à regarder,un centre ou les enfants pourraient venir jouer, monter sur des monstres ou des
chimères...Que vont devenir ces enfants, avec leurs comportements anaclitique, cyclothimique, comme on les voient dans les super marchés, faisant pression sur leur parent pour qu'ils leurs achètent
la dernière inutilité qu'ils ont dans les mains. Après les outils de propagande religieuse, cathédrales, églises, qui acquièrent avec la patine du temps beaucoup de Kitch et un air d'indispensable,
souvent parce que la ville a été construite autour, quelque fois un charme dû à l'acharnement de corps de métiers qui s'y sont succédés pour l'ériger et y sculpter les ornements. Dans la ville dont
je parle, elle ai dédiée à St Guillaume, dont le gisant, en colère, ne bande pas!. Maintenant on fabrique des outil de propagande commerciale souvent en verre, avec certainement un appareillage de
surveillance caché au centre et tous cela en toute innocence, comme dans un projet global; projet total (le panopticon informatique) dirait Bentham, qu'admirent tant les libéraux qui paradent
aujourd'hui en nous ressassant leurs vieilles théories. A cela j'oppose le chant, canto, voix du peuple qui commence à ne plus pouvoir survivre. André Breton signait ces censures (il censurait en
proclamant); "de la part du comte de Lautréamont". Si j'inscrivais "vivent les chants de maldoror", est-ce que cette invocation poétique serait capable de réveiller les esprits qui somnolent
innocemment. Je vais peut être le faire. Si les libraires pouvaient vendre quelques livres, quelque chose ce serait passé... une corrélation poétique se serait établit. Quelque chose est à
enclencher ; au moment de l'inauguration du chantier alors que je gueulait sur les conseillers généraux qui passaient, pour se rendre au cocktail offert sur carte d'invitation, un journaliste local
me dit "mon pauvre monsieur, la contestation c'est terriblement ringard et on s'en passe depuis un moment"...Cela prouve que l'édifice est fragile, même si les compromissions étalent leurs faces
gluantes. autre chose les panneaux qui renseignent sur le chantier affichent un projet qui n'a rien a voir avec celui qui était inscrit à la mairie...C'est un projet transformé et amplifié dans le
sens commerce., plus vaste en surface au sol. Ou est la démocratie participative et autre baliverne, dont on nous ressasse les oreilles.