Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Par l'action-poésie, action, mouvement, scanssion, avec un air de modernité suranné. Entrelac de vies brisées et a construire... machines de plus en plus parfaites qui nous aliènent et nous exploitent. Bonjour bonheur regarde moi, suis je si moche!!!.

Publicité

Il faut que je parle du livre de Daniel Bensaïd, éloge d'une politique profane

     Parce que c'est un livre qui voudrait ouvrir des espaces, dans l'euclidien moderne(je dis ça en regardant la photo sur la couverture)...Ouvrir des perspectives au politique...C'est un livre assez impressionniste au sens ou il donne des impressions fugaces,furtives, comme le fait d'avoir constaté que chez certains écrivains de polar,Heining  Mankel notamment, les héros étaient fatigués et diabétiques notamment (ce qui est vrai pour Kurt Wallander). Il y a des impressions furtives, à la fin du livre sur l'art contemporain et son acceptation de la société libérale.
    Maintenant quel est le véritable projet de ce livre? il y a plusieurs digressions dans des domaines proches du politique, comme la sociologie, l'ethnologie du contemporain, de la psychologie contemporaine ou Mr Bensaïd à l'air d'avoir étudier les questions posées par ces disciplines...Il dénonce le libéralisme (ce qui est la moindre des choses au vue du rôle qu'il s'est donné dans la course aux idéologies), il fait une critique de certains courants de pensée anti-libérales tout en faisant l'apologie non de l'ultra mais de l' anti libéralisme. Je sais que les courants trotskystes s'attellent, chacun dans leur coin, à la construction d'un parti ouvrier, ce qui manque plus que cruellement aujourd'hui, mais son livre ne montre pas l'occurrence de cette démarche, son propos étant essentiellement idéologique...Il discute avec une sphère qui à l'habitude des idées, lui même ayant cette capacité à manipuler du concept contemporain, on ne voit pas ou il faut en venir sauf sur un point; le politique.
    Il voudrait refonder le politique et fait constamment l'apologie du régime des partis; pour lui le politique passe par la reconstruction des partis, sans qu'il se sente contraint de définir ce que sont, vis à vis de la république, les partis...Il ne critique pas la Vé république, ne comprends pas, ou feint de ne pas assimiler ce qu'est la Ve république (coup d'Etat permanent, viol de la démocratie institué depuis 50 ans) et en quoi elle est un instrument qui réduit les partis à des machines à faire élire, ce qu'il énonce précisément avec un certain intérêt et beaucoup de référence. Ce  qu'il demande nécessite de reconstruire une autre république, une république des partis, que cette machine plébiscitaire, donc quand il a de bonnes critiques, il n'en tire pas les conséquences pour l'avenir de la république sociale; que je souhaiterais, moi, voir émerger.
    Il joue avec ce qu'il connaît, sans approfondir les questions qu'il met en avant, ni quelles sont les moyens de résoudre les crises qu'il met en exergue pour sa démonstration, qui n'est qu'un processus idéologique au sens le plus alambiqué du terme.
    Monsieur Bensaïd est-il marxiste? si on lui demande il dira, acculé, oui. Il se complaît intellectuellement, même s'il critique, dans l'altermondialisme "A l'instar des révolutions modernes, la politique" en même temps qu'une exigence", est donc une aventure incertaine, privée du secours d'une quelconque transcendance; un champ miné d'incertitudes et de doutes, où fins et moyens sont souvent désajustés. C'est sa tragique dignité."
    Il faudrait que je garde une autre image de ce travail, mais il me semble qu'il ne cible pas, mais effleure, d'un revers de fleurs du profane qui ne veut profaner, comme s'il suffisait de redresser, ce qui est tordu après un accident (libéralisme) de l'histoire.Il ne définit pas ce qu'il analyse, agit en esthète du politique...Remettre sur les rails ce qui a été débouté par la tempête financière...Il élude les questions essentielles comme; quelle république sauvera la république, parce que là il faudrait qu'il définisse quelque chose de ponctuel. Il faut une assise solide et stable pour que des institutions tiennent debout, une volonté politique qui peut s'organiser dans des partis, à défaut d'autre chose, il n'y a rien de plus, il ne définit pas l'espace dans lesquels ces partis auront a investir le réel.
    Autre citation totalement dégagée de son contexte "La lutte des classes se dissout dans la communion solennelle du pasteur et du troupeau. C'est le degré zéro de la politique comme stratégie." Ce que je trouve extravagant même s'il commence à faire une critique intéressante du livre de Tony Négri et Hardt "empire", qui se fourvoie carrément dans le camp né-européiste certes pour de très mauvaise raisons, qui ne sont que des antagonismes et des paradoxes...La lutte des classes est un fait, les sociétés depuis le début de la civilisation, sont organisées en classes, ce ne sont pas des luttes idéologiques mais autre chose qui oblige à la domination du travail, pour l'organiser dans sa finalité, qui est fondamentalement aliéné depuis qu'il y a accumulation. Les sociétés ont trouvé des réponses plus ou moins valables pour éviter que la production de richesses, n'échappe à la société.
    La lutte des classes se trouve, c'est une série de faits historiques, depuis le début de l'humanité, organisé en société, si l'air moderne à organisée le jeu des partis c'est dans le but d'assurer une domination et le jeu des partis est institutionnalisé, la politique n'existe que dans ce cadre. Le fait de créer des partis n'a pas la même signification pour les classes qui composent la société, la bourgeoisie dans son stade de dictature absolue, comme aujourd'hui n'a plus besoin  de partis mais de chambres d'enregistrement, ce que sont dans notre pays l'UMP et le PS, s'il faudrait des partis et un parti ouvrier, ce serait pour que la classe ouvrière puisse avoir une représentation homogène de la société et pour que celle-ci a terme agisse pour son propre compte.              Maintenant dans un régime socialiste, les partis auront-ils la même fonction., existeront ils. Daniel Bensaïd n'envisage pas la lutte des classes, il en fait un jeu de partis, un affrontement dont la synthèse serait la démocratie...Mais la société moderne, si elle est profondément politique elle est traversée par autre chose que du politique..même si tout est politique.
    La constitution des classes fonctionne avec d'autres paramètres que ceux du politique et de l'idéologique, même et surtout si l'idéologie à une fonction d'homogéinisation du corps social autour des idées dominantes et de la "pensée unique" pensée kleenex, qui sert à établir le rapport entre les classes...
    Maintenant les classes ont elles la même pensée ?non, la même vie? Non. Les mêmes objectifs vitaux ? non, la même longévité? non (on sait qu'un ouvrier vit moins longtemps qu'un patron), bien sur que non. Donc elles sont ontologiquement antagoniques et la pensée unique est la pensée de la classe qui domine, donc celle d'une minorité, que les médias modernes sont chargés d'imposer à l'ensemble de la société, ce que certains avaient nommés infrastructure idéologique.
    Tiens tel que Daniel Bensaïd conçoit les partis, leur affrontement serait une vaste entreprise à fabriquer du vivre ensemble.
    La classe ouvrière s'il elle a besoin de partis, c'est pour assumer une certaine homogénéité et politique et culturel, pour ne pas disparaître en tant que tel, assurer sa survie tout simplement ne pas être autre chose, on est loin d'un jeu intellectuel, ne pas redevenir des bandes, des tribus des communautés antagoniques...Maintenant remis sur les pieds certaines théories de monsieur Bensaïd pourrait convenir, mais dans un travail qui fait la critique du rapport qu'entretiens cette société avec l'ensemble des composantes de la société...C'est la lutte des classes qui impose le progrès, la science, l'art et bien autre chose encore, la société telle qu'elle est organisée...La redondance de ce qui domine n'implique pas que ce soit ce que tous le monde partage, bien au contraire!
Eloge de l'émancipation du rôle des classes, émancipation de la politique telle qu'elle est pratiquée dans une société capitaliste bourgeoise.

Je tiens quand même a mettre à la fin  de ce court réflexe deux citations sur l'art contemporain que je trouve fort intéressante P;348 "L'art contemporain, qui "sait ne plus pouvoir s'accomplir hors du capital, lequel n'a plus d'autres faux dehors que celui que lui offre l'art", parachève sans dehors "la domination dans sa totalité accomplie". Désormais, il n'y aurait donc plus rien, "l'art y compris, qui n'ait le capital pour moyen d'accomplissement auquel il se tient", rien "qui puisse faire pièce à la domination"
P. 350 "Michel surya doute en revanche qu'un art véritable soit encore possible à l'heure de la domination globale:" la question de l'authenticité appartient, dit-il, à un temps que l'accord de l'art et de la domination a dorénavant révolu". Vouloir la reposer, malgré tout, ce serait accéder d'une autre manière  à une désécularisation de l'art, inscrite dans la crise de la modernité au même titre que la désécularisation de l'histoire et de la politique. Si "tout art" , désormais,"permet encourage et fétichise la domination", et si rien ne peut plus s'opposer à la domination qu'elle ne puisse contenir, ce qui peut encore résister "sort de l'art". Pour l'instant, donc, la domination est "insurmontable"."
    Je me demande donc comment interpréter ce diagnostique, intéressant, qui me laisse pantois, parce que la définition de Marcel Mauss (objet reconnu comme tel par une société donnée) peut être interprété dans une autre direction. Ce ne sont plus les mêmes objets qui font consensus ...Alors que l'impressionnisme à fait longtemps, encore, consensus, comme étant la quintessence de l'art français, ce que pensait le conservateur du musée Picasso, devenu académicien, Jean Clair.
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article