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Par l'action-poésie, action, mouvement, scanssion, avec un air de modernité suranné. Entrelac de vies brisées et a construire... machines de plus en plus parfaites qui nous aliènent et nous exploitent. Bonjour bonheur regarde moi, suis je si moche!!!.

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Le surréalisme est lié à mon adolescence et à mes études aussi.

    Quand on veut devenir un artiste, un peintre ou un sculpteur et qu'on veut vivre de son travail, dans les années 1965 66 le surréalisme était incontournable, compte tenu du milieu populaire d'où je venais, c'était l'explication la plus plausible et la plus accessible, pour un jeune homme de mon espèce ...Son essence révolutionnaire fascine, le groupe attire (le fait d'être plusieurs autour d'un projet partagé en commun), la mise en commun de la pensée et de l'action aussi bien artistique que politique, à quelque chose de déroutant. Ca devient vite une école à suivre, une posture, dans la vie une volonté de se construire et de rejeter, un nomadisme de la pensée hors des sentiers battus.
     Vincent Bounoure à écrit un très beau livre nommé "la civilisation surréaliste". C'est un continent difficile d'accès, qu'il décrit, un  univers luxuriant, plein de doutes et de questions et une série de préceptes comme la quête des civilisations anté chrétienne, des civilisations sur des terres arides. Tout un univers où l'imaginaire pouvait se libérer à tout instant, par la construction de mythes, la recherche de la cohérence dans l'activité onirique, qui s'opposent à la parole rationnelle et construire un rapport à l'art, la modernité, l'écriture, par l'acte poétique. La traque du chasseur en pleine ville comme dans le film Teemrock, à quelque chose de profondément surréaliste, une quintessence de la révolte à l'état brut ...La recherche d'une sur-révolution , pour une révolution perpétuelle, créer un révolutionnaire perpétuel, en action opposé à la société qui se sclérose dans une logique absurde, une redondance ...L'imaginaire pour ces gens là, fonctionne comme un milieu en perpétuelle fermentation, un magma originel, dont il faut acquérir les pouvoirs pour se propulser dans cette société et pour y vivre avec plus d'intensité, en aiguisant ce regard de chasseur, dans des promenades aléatoires à la recherche des signes.
    Maintenant il y a, dans le groupe lui même, les apports extérieurs que ce collectif approche, ce qui le nourrit, ce qui fait qu'il s'écarte d'autres idées ou concepts, la façon dont il créeé son environnement, ce qui fait qu'il essait de se rapprocher d'autres structures. C'est un phénomène qui apparait dans la conception de celui-ci après la deuxième guerre mondiale, du fait de l'expérience du groupe, pendant sa dissolution(1939 1944), lui-même et de son rayonnement, du charisme de certains de ses menbres...A cette période, l'efficacité de son fonctionnement n'est plus à démontrer.
    Je viens de perdre tous ce que j'avais, écrit, génial, vive le surréalisme ! et le chamanisme...Je voulais dire qu'il était dans l'air du temps, mais qu'il y avait quelque chose de plus...Sur une des couvertures de la révolution surréaliste, il y avait d'inscrit, ce qu'il manque à ces messieurs, c'est la dialectique. Cela est un élément essentiel de compréhension. L'autre est l'acception par le groupe du mot égrégore, remis au goût du jour par Pierre Mabille, qui a écrit des livres fantastiques ...L'égrégore est cette espèce d'association libre basé sur l'attraction passionnée (référence à Charles Fourrier récurrente dans les écrits d'André Breton)...L'égrégore c'est une référence a l'alchimie et à la physique ça échappe presque, par son côté pataphysique à l'esprit, c'est les mouvements dans la matière, quelque chose de complexe qui participe un peu de tout cela, l'alchimie, la physique, le psychique indéfini, l'art, mais pas seulement, il y a de la magie et je le répète de l'attraction passionnée entre les êtres, entre les êtres et les choses (les objets) et entre les planètes, les métaux etc ce que croyaient fermement les alchimistes ... Le langage est le liant essentiel de tous cela et la poésie est le langage incarnée, dans tous ce que l'on veut, l'esprit à l'état sauvage, l'esprit disponible à toutes les aventures qu'il peut produire, y compris des choses très concrètes. Une façon attentive de lire ou de voir le monde dans toute sa splendeur et dans toute sa décrépitude, les deux visions n'en faisant qu'une dans l'oeuvre.
André Breton fait référence à un moment à un personnage étrnge du nom de Stéphane Lupasco qui aurait renouvelé dans ses écrits, la pensée moderne, par la création de la série des contradictions...C'est une pensée qui puise dans ésotérisme sa raison d'être.
    Les situationnistes via les lettristes ont continués, pour moi, l'oeuvre surréaliste, ils ont produit par ricochet, quelque chose qui n'a rien a voir avec le surréalisme, la période ne s'y prêtait plus aux provocations surréalistes et la médiocrité, peut être, de Guy Debord, son manque de charisme, son manque d'envergure intellectuelle, tous cela ont diminué les capacités du groupe, certains d'entre eux ce sont réalisés tous seul, sans appuis ...Ce fut le cas de Raoul Veneigen, c'est le cas aussi de René Riesel, mais chacun l'a fait tout seul , en dehors et après la dissolution...Debord a réalisé une oeuvre philosophique, tous seul aussi, c'est extrêmement important.
    Hormis cette mouvance, je ne comprends pas ce qui c'est fait dans le monde artistique et dans le monde intellectuel qui ai un rapport ou la qualité de ce qui c'est fait à cette époque ...L'art contemporain d'aujourd'hui ne ressemble plus a rien et ressemble à une religion pour dévots du veau d'or( comme François Pinault qui voulait faire racheter, sous la forme d'un musée, les oeuvres qu'il avait accumulées), sans aucun attrait, quand quelque chose émerge c'est en rapport avec cela uniquement. Ben en est le parfait exemple, quand aux écoles réalistes elles n'ont eu de cesse, après l'avoir torturé et jeté dans les escaliers d'assassiner Duchamp, en bon gépéoutistes qu'ils étaient ...Je préfère m'abstenir de commenter ces délires régressifs, qui ne passent plus la rampe, le réalisme n'a pas dépassé Gustave Courbet...Il y a d'autres modes aujourd'hui, mais plus d'arts au sens noble et révolutionnaire du terme(même si le côté révolutionnaire peut sembler n'avoir été qu'une illusion passée)...Le surréalisme assumait une continuité avec le romantisme, peut être simplement par le romantisme révolutionnaire...Il y a des structures qui ont a voir avec la technique, des mélanges mais un art dans toute sa splendeur ça sera dans une autre civilisation, dans d'autres contrées ...
    Le peuple qui servait de modèle ou d'oxymore ne répond plus ...L'esprit de révolte ne couve plus qu'en de rares occasions et de façon fugace, il n'y a plus de haine de classe radicale, il n'y a plus de bastion ouvrier à défendre, il n'y a plus ce grand corps malade qui hantait les rues des grandes villes, animait les marchés et les passages ...C'est un très vilain retour à une sorte de barbarie urbaine ( avec ses boutiques de fringues qui remplace toute convivialité) ou il n'y a plus aucune possibilité de déambulation, de rencontre, de poésie, sinon d'un fast food à un Mak Do, cela tue l'art plus sûrement que les modes qui en découlent. Tout est relégué à la périphérie, rien est plus essentielle à la vie de cette société, même la vie est absente du réel. Les mouvements dont je parle ce sont nourris de la crise, ils ont montré qu'on pouvait interprèter le réel différemment, que dans les versions officielles ...Quelles seront les facéties qui naîtront, et à quelle période ...Ceci est essentiel si l'humanité doit survivre à la catastrophe libéral...Ce cauchemar qui dure, perdure et nous emmure dans un silence assourdissant.
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