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Par l'action-poésie, action, mouvement, scanssion, avec un air de modernité suranné. Entrelac de vies brisées et a construire... machines de plus en plus parfaites qui nous aliènent et nous exploitent. Bonjour bonheur regarde moi, suis je si moche!!!.

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Une histoire extraordinaire, celle du lettrisme, des surréalismes et des situationnistes

Le surréalisme à continué son existence après la 2e guerre mondiale en 1948 le groupe était reconstitué, sur Paris et André Breton était revenu des Etats Unis ou certains membres du groupe étaient réfugiés, ceux qui le pouvaient....Je sais que là bas ils ont influencés Aschile Gorky et dans une moindre mesure, Jackson Pollock.
    André Breton a peu écrit sur ce qu'il a fait aux Etats Unis, je sais qu'il détestait la mentalité New Yorkaise, le pays, sa façon d'être organisé. André Breton était profondément enraciné à Paris et cet exil forcé outre atlantique lui a coûté beaucoup. Yves Tanguy, le peintre, s'est marié avec une américaine, Kay Sage, peintre elle aussi et a fini sa vie là bas, où il a été reconnu plus facilement qu'a Paris...Max Ernst aussi a eu des velléités américaines, plusieurs fois et il avait une maison dans la campagne américaine...Il a influencé Peggy Guggenheim et l'a, sans doute, aidé a construire le musée qu'elle a eu à New York...On peut dire que c'est grâce aux surréalistes que les américains ont eu des peintres , tel qu'il pouvaient en rêver (je pense au livre quand ils auront des peintres).
    On sait que André Breton a fait de la radio aux Etats Unis, qu'il avait de nombreux contacts avec les éxilés, avec Matisse notamment, et qu'il a aidé, dans la mesure de ces moyens, les efforts de la résistance extérieure...Benjamin Péret, le plus grand poète surréaliste, à mon point de vue a disparu, une longue période, au Mexique ou il a fait des rencontres fabuleuses, il avait suivi le dirigeant trotskyste, Victor Serge, qui a fini sa vie là bas à Mexico ou il a repensé le marxisme, un peu avec la femme de Trotsky. J'ai eu accès aux lettres de cette période de sa vie, elles ont étés éditées chez acte sud. Le fils de Victor Serge est devenu peintre et sa famille est restée au Mexique.
    Sur la route d'André Breton pour les Etats Unis, il s'est arrêté en Martinique, a connu Aimé Césaire, qu'il a rencontré à ce moment là...De ces pérégrinations Martiniquaises il a écrit "Martiniques charmeuse de serpent "( en référence, sans doute au tableau du douanier Rousseau), un très beau livre avec de superbes dessins à l'encre d'André Masson.
    Je voudrais repenser l'importance de l'activité surréaliste après guerre en congruence avec le lettrisme d'Isidore Isou, de Jean pierre Lemaître et les situationnistes eu-mêmes issus du groupe lettriste.
    Guy Debord est sorti du groupe lettriste pour fonder l'internationale situationniste, entre 1956 et 1958, groupe qui c'est sabordé en 1971. Le groupe surréaliste c'est dissous en 1969, André Breton est mort en 1966 et Benjamin Péret en 1959. Une partie importante de la fin de la vie du groupe surréaliste c'est faite en parallèle avec le groupe situationniste; pour être plus précis, la deuxième partie de la vie du surréalisme se heurte à la présence des situationnistes et des lettristes.
    Il y a aussi un groupe surréaliste en Belgique autour de René Magritte et de Paul Nougé dont on découvre l'importance et l'oeuvre aujourd'hui, en France. Les lettristes existent encore à ma connaissance et Isidore Isou et Jean Pierre Lemaître seraient encore vivants (ces informations demandent confirmation).
    Ce sont ces groupes et tous leurs épigones, qui sont nombreux, il y a par exemple le Groupe autour de Maurice Rapin et Mirabelle Dors avec le peintre anti Clérical Clovis Trouille et bien d'autres groupes encore, qui ont animés et produit la vie artistique jusque dans les années 1970, une pensée fortement gauchiste, fortement ancré à gauche du PCF, anarchiste. Les membres du groupe surréaliste ont animés longtemps les rubriques du monde libertaire. Ils étaient assez important à l'époque, pour avoir une certaine influence sur la vie artistique. Ils se confrontaient avec d'autres groupes, dans des salons artistiques, par exemple, le salon de la jeune peinture, ou figuration critique ou dans des groupes de recherche para universitaire (Ceci est plus réel dans les années 1980, qui marque la fin de la contestation sociale radicale dans l'Art contemporain). Ils n'ont pas eu accès à l'université, ni aux écoles d'art, pour enseigner, sont restés en marge des systèmes de reconnaissance bourgeois, parce qu'ils avaient leurs propres structures de reconnaissances et de promotions. Des personnages comme l'universitaire Jean Baudrillard, lui même marginal dans son milieu, ce sont servis des découvertes situationnistes pour approfondir les trouvailles et en faire des thèmes de recherches. Que serait devenu le travail de ce chercheur sans la société du spectacle de Guy Debord, dont il s'est nourri, inspiré.
    Ce que je voudrais démontré c'est la vitalité de cette vie multiforme et souvent en concurrence sur les trouvailles et des inventions faites spontanément, ils fonctionnaient comme des séries d'égregores (lire  Egrégore ou la vie des civilisations de Pierre Mabille), n'ayant pas besoin de la société pour fonctionner comme "producteur culturel".
        Ce que je voudrais promouvoir c'est l'importance du groupe pour fonctionner et échanger, construire des systèmes d'idées...ou une oeuvre qui s'inscrit dans un processus historique, comme toutes les oeuvres contemporaines.
    Le début de l'art dite contemporain "institutionnel" correspond a la fin de ces groupes qui ne sont pas des "avants gardes", comme on a voulu nous le faire croire pour disqualifier leur importance réciproque. Ils ont influencé le cinéma et la littérature de leur époque, le milieu artistique et même la publicité, mais ni les uns ni les autres ne se sont propulsés dans le futur...Aucune forme "d'avant garde n'a pu se propulsé dans le futur....Dans les discussions très vive entre le situationnisme (Debord et Raoul Vaneingen) et les surréalistes la question de la peinture, comme forme d'expression, revient, en permanence. Pour les situationnistes il fallait épouser les formes d'expressions les plus modernes pour s'en servir pour le projet psychogéographique....Les surréalistes étaient plus classiques dans la forme, ils s'intéressaient à l'ésothérisme, ce que Guy Debort récusait fortement. On peut dire que le situationnisme c'est défini contre le surréalisme et c'est nourri de son opposition et a construit sa pensée comme un refus, ça a été ce kaléidoscope qui lui a permis de critiquer le monde.
    Guy Debord, après le situationnisme, a fait oeuvre philosophique, il a édité régulièrement.... Raoul Vaneigen aussi a fait oeuvre et René Riesel après un long parcours de marginal de la campagne écrit maintenant régulièrement dans l'encyclopédie des nuisances...Chez les surréalistes certains ont fait oeuvre de critique de cinéma, comme Georges Sadoul, très proche à un moment et Ado Kyrou ...Josée Pierre critique et historien du groupe à cette époque c'est lancé aussi, parfois, dans la critique cinématographique.
    Il y avait un cinéaste surréaliste connu, Luis Bunuel ( qui a fait l'age d'or qui est un des films les plus audacieux aujourd'hui encore) et un autre Belge que je considère comme un des cinéastes les plus importants d'aujourd'hui, Paul Delvaux . Je ne connais pas de cinéaste influencé directement par les situationnistes, même si Guy Debord et Lebovici ont travaillé ensembles et se sont fréquentés longtemps. Lebovici a été assassiné dans des conditions obscurs, un crime qui reste à élucidé.
    Il n'y a pas de théorie sociale, une influence dans l'édition, d'aucun de ses groupes. Le groupe Tel Quel influencé plus directement par le parti commluniste et les "nouveaux philosphes" ont joué ce rôle, après 1975. Comment éditer quelque chose de neuf aujourd'hui sans avoir l'assentiment de Philippe Sollers  ou Bernard Henry Levy qui se sont précisément construits contre tous les groupes dont je viens de parler.
    Maurice Nadeau  a été longtemps influencé par le surréalisme, c'est le seul éditeur qui aurait pu jouer un rôle, pour la promotion d'idées cohérentes sur cette "mouvance" (si tant est que l'on peut mettre le surréalisme et le situationnisme dans la même mouvance). Eric Losfeld a édité longtemps ce qui semblait intéressant au groupe surréaliste et José Corti l'éditeur indépendant du quartier latin, qui s'intéressait au romantisme allemand, a édité Julien Gracq ( j'ai lu le rivage des syrthes dans cette collection).
     Ce sont les FRAC qui ont promu ce qu'on nomme l'art contemporain avec l'argent des contribuables, ils ont promu un certain type d'art en rupture avec le surréalisme et toutes les avant gardes actuelles se caractérisent par la rupture avec les préoccupations de ces gens et promeuvent le système social actuel dans un discours obscur basé sur un espèce de mysticisme de l'art en tant qu'objet...Une démarche différente de celle qui était la démarche surréaliste et situationniste. C'est un art basé sur l'installation, un art dite conceptuel (l'art est un concept sans support) ...L'espace artistique est un espace sacré, incompréhensible. C'est Andy Warhol qui marque, pour moi, franchement la rupture avec "les avants gardes" artistiques, un art plus conforme aux exigences du monde capitaliste qui survit malgré et envers et contre tous, dans une indifférence générale.
    La dictature Gaulliste dénoncé par les situationnistes est encore là aujourd'hui rien n'a bougé, tous c'est tassé et se confine dans une médiocrité glauque, dans un paysage urbain saccagé par la Boboïsation de la vie, les ventes de fringues, la disparition des librairies et de la culture des rues, la banalisation des manifestations qui ne se transforme plus en émeute. Pas de grandeur, les Jeef Koons et Sophie Calle qui n'ont rien a dire, rien à évoquer, à invoquer, sont les dignes représentants de cette non expression artistique si chère à nos François Pinault, mécène. C'est un art de cours, de très basse cour, qui ne résiste pas  à tous les vents du conformisme,la pornographie est l'attitude la plus conformiste qui soit, fait de reniements et de renoncements volontaires dans une pornographie nauséabonde (ce qui est le cas de nos deux personnages) et un narcissisme à tout épreuve, comment avons nous réussi à en arrivé là !!, à un musée comme le palais de Tokyo. Le gaullisme n'explique pas tous, l'industrie du spectacle non plus, la stratégie du choc un peu plus...La dévastation de la sensibilité collective a à voir avec cela sans doute beaucoup plus ...On se demande souvent si les dégâts ne sont pas irréversibles.
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