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Par l'action-poésie, action, mouvement, scanssion, avec un air de modernité suranné. Entrelac de vies brisées et a construire... machines de plus en plus parfaites qui nous aliènent et nous exploitent. Bonjour bonheur regarde moi, suis je si moche!!!.

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La crise est une histoire qui recommence cycliquement

Encore un "article" sur la crise, je lis, en ce moment, spécifiquement, sur la crise ...Qui est une crise du système, globale, et qui exige de la part des états, de prendre des dispositions pour juguler celle-ci. Les mesures prises par les gouvernements n'ont pas d'impact actuellement parce qu'ils oublient les autres acteurs de la crise, surtout c'est sur le dos des travailleurs que les mesures sont prises. Le système bancaire que l'on veut à tout prix sauver, n'est peut être, plus sous sa forme actuelle, en état de fonctionner ou d'avoir les rendements qu'il avait, il y a encore à peine un an. S'il faut refonder, ce sera sans lui; l'argent, les sommes énormes qui y sont injectés le sont à fond perdu. Maintenant remettre en marche le système industriel que l'on a dé localisé pour permettre de l'emploi, c'est une gageure et ça ne créera pas forcément de l'emploi, là ou il y avait de l'emploi avant les délocalisations. Favoriser la création d'entreprises, comme le fait le gouvernement est une autre gageure ...Jusqu'à présent ce type de mesure n'a pas eu d'effet concret, puisque la plupart de ces petites entreprises sont inféodés aux grands groupes qui disparaissent ou se dé localisent. Il reste les entreprises à haute valeur ajoutée, et à hautes valeurs technologiques, cela est un pari sur le long terme. Mais pour avoir des employées performants il faudrait une refonte du système éducatif pour le rendre performant, alors que nos gouvernants vont vers l'abandon de la recherche, de la médecine et de l'éducation (sous les coups de boutoir des institutions européennes), donc notre pays a perdu, dans les décennies précédentes tous ces atouts et l'effort qu'il aurait à fournir est considérable et surtout qu'il n'en a pas la volonté politique.
Les socialistes ont proposé un plan de relance, le PCF aussi; celui du PCF va plus dans le sens de ce que je disais précédemment, dans le sens de préserver la consommation des gens qui travaillent, mais il reste dans le cadre de ce système et il ne rompt pas plus que ça avec les dérives du système libéral; aucune critique de l'Euro, ni des institutions financières qui empêchent un plan plus ambitieux... Aucune non plus ne veut poser les problèmes de la décroissance et de la réorganisation de notre société. Il est évident qu'il faut une recherche, en urgence sur la décroissance énergétique, avec des véhicules moins énergivores et des cellules d'habitations qui ne dépensent plus aucune énergie pour le chauffage ou en dépensent un minimum. C'est les carcans institutionnels qu'il faut faire sauter et revenir à un marché international plus libre et plus autonome, que les pays ne dépendent plus autant les uns des autres pour vivre, pour que la survie des uns ne dépende plus de la production des autres. Il faudrait réorganiser les marchés et les productions interdire la production de céréales, pour l'exportation, dans des pays qui ne sont pas autonomes en ce qui concerne la production alimentaire, ce qui se fait de plus en plus et réduit des populations à la famine. Faire en sorte que les productions soient allouées à la destination initiale. Interdire la destruction des forêts pour planter des épicéas ou des arbres à caoutchouc, préserver à minima l'essentiel des ressources de la planète, ce qui n'est plus fait depuis longtemps, retrouver un équilibre en fait qui serait le bienvenu.
Pour cela il pourrait y avoir un FMI (Front Pour la Préservation de la diversité et de l'alimentation) avec effet contraignant dans le cas ou un pays ne fait pas ce qu'il a à faire dans ce domaine. Inverser l'ordre des priorités, que la monnaie et la finance ne soit plus une des industries les plus florissantes, inventer d'autres systèmes d'échanges, attractifs, hors des systèmes monétaires, ce qui permettrait aux populations pauvres d'échanger quand même. Interdire la spéculation sur la monnaie et les fonds obligataires des états, nationaliser toutes les banques de prêt et les institutions du crédit. Interdire la spéculation sur le crédit des particuliers et des entreprises.
En ce qui concerne l'emploi, préserver les chômeurs en ayant une assurance chômage plus avantageuse, taxer les entreprises qui licencient, interdire les licenciements qui se feraient sans reclassement, obliger les entreprises à avoir une vraie politique de l'emploi et de la promotion du personnel qui est sous leur responsabilité, enfin développer une vraie politique salariale et de carrière à l'intérieur de l'appareil de production.
J'ai lu trois livres sur la crise: le roman vrai de la crise financière de Ollivier Pastré et Jean Marc Sylvestre dont je vous ai parlé déjà, aucun commentaire supplémentaire, le Krasch parfait de Ignacio Ramonet, beaucoup plus intéréssant et je partage une grande partie de ce qu'il dit, c'est un livre fondammental facile à lire et bien structuré. Il fait état de la convergence de plusieurs crises à la fois, ce qui est aussi ma théorie, ce n'est pas qu'une crise financière, mais on en a camouflé les effets le plus longtemps possible, comme en 1929, aux yeux des mortels, d'ou l'énorme responsabilité de gouvernants qui sont toujours dans l'incapacité de prendre les bonnes décisions, au bon moment, c'est aussi de la responsabilité des institutions internationales ( FMI, Banque mondiale) et européennes ( commission européenne) qui empêchent encore à ce jour, les gouvernements d'aller dans le bon sens, dans l'intérêt des citoyens. Un petit roman aussi, Das Kapital, de Viken Berbérian, une histoire de trader en cheville avec des terroristes corses, il montre qu'on peut se faire de l'argent en spéculant sur des catastrophes, une histoire d'amour virtuelle mal ficelée.
Maintenant je pense que tous ceux qui travaillent connaissent l'état de leur entreprise et voient ces disfonctionnements qu'ils peuvent relier à la crise, qui n'est pas d'hier, et ils peuvent en tirer les conclusions qui s'imposent et faire partager leur expérience, mais aussi préparer les bagarres de demain qui ne vont pas tarder à surgir dans le présent.
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