C'est une période mal défini de l'histoire de L'Asie, une période atroce, un génocide sans nom (de quoi ce pays est-il le nom! quand j'écris ça, je pense à l'article
que j'ai fini hier). Il y avait une dame dont le nom est difficile à prononcer qui est Cambodgienne, vivant en exil en France,et qui a écrit un livre sur le sujet, qui a décrit tout ce
qu'elle a subit, qui témoignait. Pol Pot est mort, en 1998, et les Khmers rouges se sont rendu bien après la fin de leur périple en 1998. Le périple a eu lieu de 1975 à 1978, mais il s'est continué sous d'autres formes après l'invasion du Viet Nam. Le procès d'un des
protagonistes du drame s'ouvre, d'où vient l'empressement d'ouvrir un débat, trente ans après!.
Plusieurs questions se trouvent posées à la périphérie de ce
drame, qui se situe dans un contexte très précis qui est la fin de la guerre du Viet Nam et le début de la crise monétaire asiatique,en 1987. Il semblerait d'après les reportages que la plupart des
anciens Khmers rouges ont été intégré au nouvel appareil d'état, sans avoir à répondre de leurs actions et que la population vit dans la peur et l'angoisse. Les khmers rouges sont arrivés au pouvoir après un dictature sanglante qui elle même avait fait un certain nombre de victimes, une suite sans fin en fait de massacres et
d'instabilité. Peur et angoisse qu'engendre ce cauchemar continue ou que le cauchemar reprenne ou continue, ce qui semble être assez probable, compte tenu du
contexte.
Première question; l'arrivée des Khmers rouges se situe vers la fin de
la guerre du Viet Nam, la guerre du Viet Nam se situe en 1974 et les Khmers rouges prennent le pouvoir en 1978, (qui fut de la part des Américains, un autre massacre très important qui empêche le
pays, encore aujourd'hui, de décoller économiquement cf Stratégie de choc de Naomi Klein qui en parle), qu' elle est la part de responsabilité de la communauté internationale dans ce qui se passe
et/ou c'est passé là bas. Je pense que cette responsabilité n'est pas, ne sera jamais, clairement établit.
Deuxième question; Le procès qui s'ouvre ne risque-t-il pas d'occulter et de placer sous une chape de plomb toutes les responsabilités, par un processus
d'annulation des plaintes antérieures devant des tribunaux compétents, existent-il ?. La justice internationale impliquée dans ce procès ne joue-t-elle pas un rôle politique précis. La justice
internationale n'est-elle pas dans ce cadre qu'une parodie de justice. Le nouveau président du Cambodge, alors Kampuchéa démocratique, est lui même un ancien khmers rouge "dissident".
La fin de l'épopée; elle s'est terminé dans la confusion et la dissidence. D'anciens hauts dirigeants sont aujourd'hui encore ministre ou dirigeant de provinces importantes et le prince Sihanouk
avait lui même appelé la jeunesse Cambodgienne a rejoindre cette organisation, les américains eux-mêmes ont soutenus le Kampuchea démocratique, alors encore totalement sous la tutelle des khmers
rouges, contre les Viet Namiens. Chacun y a joué sa partition dans le désordre et l'anarchie inhérente à ce type de situation, fin de la domination directe de l'impérialisme, volontairement créé ?
La question est évidente .
Mr Jacques Vergès est un des défenseurs de l'accusé, Kaing Guek Eav, dit Dusch, il l'a rencontré à Paris, à l'époque ou celui-ci faisait ses études. La plupart des dirigeants des khmers rouges
avaient fait aussi leurs études à Paris.
Marianne n° 618 sous la plume d'Anne Laure Poré publie un article intitulé; Cambodge: ouverture du premier procès d'un responsable du génocide. Mais les khmers rouges sont toujours là. Il
résume la situation, une des questions en suspend est encore, compte tenu du contexte, le rôle que veut jouer "l'Empire" dans ce qui semble une fois encore être une farce judiciaire, la plupart des
acteurs ayant été graciés. Mais il y a aussi le rôle que veut jouer l'empire comme agent économique au Cambodge redevenu présentable. Le dernier sous titre de l'article de Marianne est; Un tribunal
manipulé? Pour quoi faire ! On est toujours dans la même dynamique de reconquête et de guerre civile planétaire.