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Par l'action-poésie, action, mouvement, scanssion, avec un air de modernité suranné. Entrelac de vies brisées et a construire... machines de plus en plus parfaites qui nous aliènent et nous exploitent. Bonjour bonheur regarde moi, suis je si moche!!!.

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Le Fantôme de Baker street , on est sans doute dans l'étrange

Premier livre de Fabrice Bourland, le deuxième était "les portes du sommeil" dont j'ai déjà parlé, ce livre m'a déçu, beaucoup, il me semble moins intéressant que les portes du sommeil. C'est la caricature de beaucoup d'idées en même temps, une série de caricature mal orientées et une espèce de volonté de dérision doublée d'un grande connaissance des sujets, des théories et des oeuvres cités ou référencées dans le livre. On a envie de relire tous ces écrivains de l'époque victorienne Anglaise, mais aussi Stevenson et les histoires de vampires (Bram Stocker), les chefs d'oeuvres de cette littérature qui prennent racine dans la réalité sociale d'une ville anglaise fascinante. Bram Stocker que je n'ai pas encore pris le temps de lire, mais aussi Jack the ripper (l'éventreur), dont l'identité est encore inconnue de nos jours, même si de multiples hypothèses ont étés élaborées. C'est une impression étrange qui émerge de tous ces décalages; car il y a une mise en confrontation d'éléments tellement disparates. Cette émerge, dans le ciel brumeux, à l'appel de la nuit à quelque chose d'incongru, c'est la fiction qui prend corps, dans la réalité, par la fiction littéraire simplement dans une sarabande d'éléments disparates et sordide, mais fascinant. Ce sont des "monstres" au sens social du terme, des "monstres" qui font rêver, ce sont des princes de la nuit obscure, ce sont des révoltes contre l'ordre industriel qui s'impose à une époque et contre lequel ils témoignent chacun avec leur crimes odieux, contre lequel le narrateur et ses prédécesseurs les ont construits.
Encore une enquête dans le monde des spirites, londonienscette fois ci, personnages sympatiques qui chassent les intrus pour les renvoyer là ou ils sont souhaités, dans les limbes, avec les nannes de leurs auteurs. Une classe sociale arrogante et qui s'enferme dans des croyances absurdes qu'elle invente (pour croire à quelque chose et y jouer un rôle), qui lui procure un supplément, est ce que c'est ce que l'auteur veut faire ressortir ? Il y a une étrange ironie dans l'écriture de Fabrice Bourland, que l'on retrouve dans les deux livres, il se dit admirateur de Stevenson, Edgar Poe et Jean Ray. L'histoire se termine par une carnaval burlesque dans le smog d'un cimetière haute classe. C'est aussi la remise à jour d'une cartographie fictive (dans les romans des lieux sont inventés), à la recherche du kitch de lieux magiques, une comparaison avec ce qui est encore en place, cette partie là est peut être la plus intéressante et elle corrobore la quête et la rationalité de l'oeuvre et c'est encore de l'invention ( de l'invention avec de l'invention). Les quartiers mythiques du Londres Victorien sont Watchapelle et les quais de la Tamise en pleine activité portuaire et ou s'étalent misère et prostitution, sont les lieux ou sévissaient les pires malfrats, ce sont des lieux privilégiés pour les égorgeurs et les dépravés. La proximité inévitable avec la populace était intolérable à la gentry (classe des affaires) qui envahissait les quartier huppés de la ville.
Maintenant comme dans toutes les grandes métropoles européennes le peuple disparaît à la périphérie, loin du centre dont les prix augmentent et ou il devient difficile de se loger. Les villes sont encerclés par la pègre désoeuvrée qui tente d'organiser des razzias dans les centres villes, on se trouve dans une autre situation qui, en période de crise, risque d'être encore plus prégnante ...L'enserrement ne procure pas les mêmes sentations ni les mêmes menaces que la proximité..Les corps ne se touchent que pour les affrontements inter ethniques souvent puisque la question sociale c'est racialisée en partie ou c'est sous cette forme qu'on l'a présente; des jeunes issus de l'émigration et mal intégrés puisque l'ascenseur sociale ne fonctionne plus...Les corps ne se touchent plus qu'occasionnellement.
La ville au 18e et 19e siècle, est un lieu double ou les classes sociales s'affrontent au jour le jour...Le compromis Ford n'a rien réglé sur le fond, ni sur le long terme, néanmoins la cupidité et la rapacité du libéralisme l'on rompus rapidement...La littérature victorienne semble avoir mis, avec talent, en scène cette effroyable épopée du monde industriel. Les classes dangereuses d'aujourd'hui, pour exister socialement, ont des besoins de réappropriation, de plus en plus pressants. La littérature récente ne parle pas du tout de cela ce qui est étrange ...C'est pour cela que tout se joue au jour le jour, si elles veulent survivre et pour se déployer , les classes travailleuses ont besoin de se ré approprier les centres urbains, la lutte pour mettre fin à leur relégation est une nécessité, c'est ce qui va se jouer maintenant, malgré et contre les grands projets urbains. Du temps ou elles occupaient les centres villes leur poids politique était beaucoup plus importants....
La décomposition accélérée de nos sociétés occidentales devrait beaucoup plus interroger nos élites, qui ne sont plus capables d'anticiper, elles ne savent ou ne veulent plus faire de projets.
Maintenant , on voit aussi évoluer les rapports de la littérature et de la connaissance et elles sont en train de fusionner rapidement. De la connaissance à l'information, l'industrie du divertissement évolue trop vite dans ces techniques ce qui oblige à légiférer. Cette industrie ennuie, elle crée une sourdre impuissance devant le réel et elle ne dépayse plus assez...Le voyage, dans les classes populaires, a toujours été l'apanage des militaires et des aventuriers. Les industries du divertissement ne divertissent plus et elles organisent le théâtre tragique du monde elles nous le montrent fondamentalement tragique,sans nous montrer la décomposition, pour qu'on regarde encore au travers de la boite noire; l'aventure devrait redéfinir les cadres de la scansion moderne qui ne semble que médiatique tant que le monde est encore vivable. Ceci cache l'ambivalence et l'angoisse que sécrète le futur, sa substance est indéfinissable...La littérature à une immense tâche don elle n'a pas conscience, elle n'est que production peaufiné et esthétique à l'extrême...Il faut ouvrir l'espace du monde contemporain à l'épopée contemporaine et à la modernité, dans une langue vigoureuse et impeccable "à la recherche de l'universelle concept", dans la particularité d'une textuelle à construire. Le fantastique a-t-il un avenir! sans doute même s'il est tombé en désuétude
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