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Par l'action-poésie, action, mouvement, scanssion, avec un air de modernité suranné. Entrelac de vies brisées et a construire... machines de plus en plus parfaites qui nous aliènent et nous exploitent. Bonjour bonheur regarde moi, suis je si moche!!!.

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Terminé le livre de Frédéric Lordon Jusqu'à quand? Pour en finir avec les crises financières

Livre très bien écrit, cette personne maîtrise parfaitement son sujet, c'est le mois que l'on puisse dire, il a des idées pour circonscrire les dérives de la finance et il a, en plus une conception précise du rôle de la finance dans l'économie; cela éclaire ce qui se passe aujourd'hui (il aurait été le seul à pronostiquer la crise de 2007 et 2008 ce qui en fait quand même un personnage important dans ce monde de la spéculation financière et de l'économie moderne). Il y aurait dissociation de la finance liée à l'économie ( qui servirait a financer l'activité économique) et de la finance qui se développe comme phénomène autonome, car les taux auxquels sont prêtés les capitaux sont insupportables à l'économie réelle. Il se réclame de l'influence de Michel Foucault, il estime même avoir été grandement influencé par son raisonnement, ses recherches, surtout sur la dernière période de sa vie, de son enseignement. Il adhère en partie à l'analyse marxiste d'une partie du système capitaliste, celui lié à l'exploitation et à la recherche de plus value qui aboutit à l'exploitation par la recherche de la baisse des salaires et du moindre coût. Maintenant y a-t-il des corrélations à faire entre les derniers avatars du capitalisme, la recherche de montage financier hyper sophistiqués, réservés à un club restreint d'initiés et de trader, et la théorie marxiste qui analyse un système politique qui était à un autre stade de son développement, au moment des analyses de Marx pour écrire ses théories (1884 1894), je ne pourrais personnellement pas trancher cette question et la fonction du système et les techniques financières mises en place ses dernières années ne sont pas dans l'analyse marxiste. Je pense que l'examen qu'il fait sur les conséquences du capitalisme dans la situation actuelle doit être mis à jour pour qu'un outil efficace pour lutter contre les conséquences puisse être construit.
Extrait du livre page 97 qui est une réflexion fondmentale "Que la machine entropique ne rende plus de service externe, ou très peu, ne l'empêche pas d'absorber d'immenses quantités de ressources, au contraire: la machine vit repliée sur elle même et, pour cela, elle n'en a jamais trop. La dissipation, qui prend ici la forme de l'inflation gnérale des prix des actifs, constitue son régime permanent. Evidemmentt, considérée du point de vue interne, l'inflation-dissipation est l'origine même du profit financier! L'avalanche des imputs, parfaitement inutiles, est le grand gaspillage qui donne naissance à la plus-value. La croissance parasitaire de la finance est devenue à elle-même sa propre justification. Sauf par alibis lâchés sur le mode du pilotage automatique, la finance n'a plus rien a voir, ou si peu, avec l'économie réelle. La finance se parle à elle-même, elle n'est intéressée que par elle même. Son degré de fermeture sur soi, mesuré par la (dis)proportion des transactions ayant à voir avec les besoins de l'économie réelle et des transactions à finalité purement financière, est peut être le signe le plus sûr de sa dégénérescence . Dégénérescence hautement paradoxale sans doute: car la finance a l'impression de ne s'être jamais si bien portée- et elle a raison! Comme on sit, le devenir-chancre n'a rien de contradictoire avec le sentiment de sa prospérité, bien au contraire. Celui-ci ne se retourne que lorsque le corps parasité estime que c'est assez. et décide l'ablation."
 Il y a un décalage entre l'exploitation forcenée du début du siècle qui ont eu comme conséquence, après une série de crise de croissance et de production importante, les deux guerres mondiales et le développement actuel qui aboutit, il me semble a une guerre perpétuelle de tous contre tous (ce qui semble être la définition appropriée du libéralisme, surtout aujourd'hui, l'organisation de la guerre perpétuelle de tous contre tous) par un isolement plus complet des individus et la destruction massive des sytèmes de solidarité laissant l'homme seul face à la destruction de la société. Maintenant que faire? est la question
que posait déjà Lénine en son temps ( en 1905 ) et cette question ne nous laisse pas indifférent par les temps qui courent de destructions massives, les dévastations sont aussi conséquentes que pendant une guerre. Cette question est celle qui se pose, après la crise de 2007, puisque celle-ci aurait commencé à ce moment là, ce serait accéléré à ce moment là, serait plus exacte, crise de la "mondialisation des échanges" qui doit se traduire par du travailler plus pour gagner plus et pouvoir s'endetter pour vivre normalement puisque les salaires n'augmenteront pas et que c'est justement sur les techniques d'endettement que se fondent le nouveau capitalisme, endettement à l'infinie de ceux qui travaillent comme les subprimes qui s'imposaient dans ce monde.
Mr Frédérix Lordon voudrait que le capitalisme et que les capitaux soient réaffectés à leur fonction indispensable, vis à vis de la production, mais n'y a -t-il pas déjà aussi une crise de la production qui définit une fin à la croissance indéfini de ce monde, de la surproduction de biens inutiles, n'y a-t-il pas aussi une crise dans la croissance de ce monde!... capitalisme lui même ?. Il ne renonce pas à ce monde précisément et la crise de 2007, comme je l'ai déjà dit est une convergence de plusieurs crises en même temps; dont la crise des forces productives (qui peut se traduire par la crise du sens, de l'utilité de ce qui est produit, mais aussi de la place de chacun dans le système de production), la crise écologique et la crise dans la fonction du travail lui même, travail aliéné lui même, sont des facteurs convergents.
La crise de la fonction régalienne ( provoqué par exemple par la constitution européenne qui remplace les états par de régions fictives et recomposées) des états abouti à leur affaiblissement, voir
 à leur disparition c'est ce qui était, au départ souhaité pour créer ce marché infinie des forces de travail et pour que la classe ouvrière n'est plus de cadre dans lesquels elle puisse s'organiser pour se défendre ( les syndicats n'ont leur place que dans ce cadre uniquement sinon du point de vue du droit ) ce qui fut encore le cas jusqu'à présent. Maintenant les états sont pris en otage et rackettés, avec la complicité des dirigeants et des "élus", sous prétexte de redressement bancaire et mis au bord de la faillite simplement pour que les banques puissent se "recapitaliser".
Frédéric Lordon prend à son compte une partie de cette analyse mais n'a pas de solution à donner, même s'il pense qu'une autre société est possible il ne voit pas comment elle aurait pu s'organiser et ou comment elle pourrait émerger, personne ne pense que cette société s'installera spontanément ou progressivement comme la société bourgeoise avait pu émerger du moyen âge, progressivement en s'appuyant sur la désaffection de la classe aristocratique qui n'avait plus les moyens de remplir ses fonctions de soutien des pouvoirs de l'époque. Je ne vois pas comment le prolétariat ou ses représentants pourraient se mettre a devenir un soutien indispensable des états européens ou bourgeois, ceci n'est plus historiquement possible, c'est même le gros problème; le problème de la représentation, des couches populaires dans les états bourgeois contemporains.
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