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Par l'action-poésie, action, mouvement, scanssion, avec un air de modernité suranné. Entrelac de vies brisées et a construire... machines de plus en plus parfaites qui nous aliènent et nous exploitent. Bonjour bonheur regarde moi, suis je si moche!!!.

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Retour a la littérature et aux belles intigues, mais la poésie est toujours là aussi

    Je viens de terminer un roman de Alexandra Marinina (le styliste), c'est le premier roman de cette femme que je lis? Ce live là est fabuleux et parfaitement équilibré dans l'écriture, l'héroïne est, sans doute, un double de l'auteur qui aurait été policier (milicienne, en Russie). Ça parle de la Russie d'aujourd'hui post-communiste et des travers et des crises de cette nouvelle nomenclatura qui s'installe sur les ruines de l'empire soviétique; elle est russe et matinée de volonté de réussite sociale...A un moment donné la milice, dans son enquête, a besoin de garder et de protéger un suspect et c'est la maffia qui se charge de le faire, ce phénomène étrange est-il possible en Russie actuellement avec Poutine.
    Dans ce livre précisémment, ça tourne autour de l'édition (le styliste est un personnage central de l'intrigue, mais il n'est pas le monstre recherché), d'une maison d'édition (shere Kahn), de ses éditeurs maffieux et de ces nouveaux riches qui cherchent à faire fortune, par tous les moyens et en mélangeant les genres...Mais il y a aussi des universitaires, qui ne gagnent pas grand chose en travaillant énormément et des ces fonctionnaires qui veulent échapper à leur condition, en ayant un pied dans des activités financières et un pied dans la fonction publique d'état, tout une série d'univers  qui se superposent et s'excluent, sans se côtoyer obligatoirement, sauf en cas d'extrême nécessité. Je trouve que c'est par le roman policier ,que l'on comprend le mieux les moeurs d'une partie de la société, d'un pays ou d'une civilisation que l'on peut, un peu, visiter par la suite, par d'autres moyens, mais que l'on fréquente intimement pendant la lecture d'un livre.
    Un roman policier qui est réussit doit avoir une intrigue solide, un bon déroulement et des renseignements importants sur la psychologie des personnages, tout l'art du narrateur consiste a trouver les subterfuges pour rendre les situations plausibles. La psychologie, dans ce roman est primordiale doublé d'intrigues qui ont des racines historiques, on passe facilement d'un monde dans un autre...Ce qui me plaît aussi beaucoup, ce sont toutes ces façons de se présenter et d'être poli avec, les personnes que l'on côtoient, laquelle politesse  ne se retrouve plus dans notre civilisation , il n'y a plus autant de code pour se côtoyer, dans notre pays ou les gens ne se regardent même plus et vivent dans une solitude désespérante... Je conseille de lire cette femme, qui a un style (ceci dit, c'est une traduction et nous avons le talent du traducteur, c'est important dans le contexte de ce livre) et des moyens sur pour réussir une intrigue qui se situe dans l'usage, dans le métier et dans la structure des systèmes de relations sociales.
    Je conseille donc ce livre à tous les insomniaques, qui aiment rencontrer d'autres personnes et ne sont pas obligatoirement féru de culture anglo- saxonnes, qui me sort par les yeux, de plus en plus, dans le roman policier s'opère un renversement de tendance entre l'est et l'ouest au profit des capitalismes émergent Chine (Qiu Xiaolong) et russie, avec un faible, toujours, pour  Heining Mankel le suédois, tête de pont avec l'est et l'Afrique du sud.
Je lis aussi Ghérasim Luca, que je redécouvre, il paraîtrait que ces textes ont été remis en mot pour être jouer dans un théâtre, à Paris:
          
        C'est avec une flute
        c'est avec le flux fluet de la flûte
        que le fou oui c'est avec un fouet fou
        que le fou foule et affole la mort de
   
    Il faudrait une analyse détaillée, à laquelle je me livre, parfois, pour comprendre ce qui intrigue ou qui déroute dans cette oeuvre. Nous ne savons pas ou elle va, mais chaque poème laisse quelque chose de profondément déchiré sillonner derrière lui, une trace profonde dans "l'âme", j'aime Ghérasim Lucas et je sais que je peux compter sur lui pour avoir un instant magique de dépaysement, c'est un artiste du dépaysement . C'est  André Velter qui a fait la préface de ce livre, que je n'avais plus encore découvert; il me presse de reconsidérer l'image que donnait de lui ce personnage ...Peut-on vivre de la poésie ! peut-on vivre en poésie, en lisant ces poèmes, je n'en sais rien, c'est si fragile, tenu...Des mots simples qui se foulent les uns les autres, y a-t-il un ordre symbolique, caché,  comme une musique sacré qui vient de la voie qui a du mal à réciter, pourquoi ? C'est toujours à la limite, au bord, mais ça le dépasse quand même et ça s'inscrit; il est au coeur du langage en train de s'articuler.
    On pourrait intégrer le désespoir et la faim, la fragilité, les couleurs contrastés sont blafardes, indéfinies . Il faut redéfinir la place de Ghérassim Luca dans la poésie d'aujourd'hui, pourquoi pas dans un post-surréalisme entre le Haïku et le Slam ! une succession de Haïku. La littérature doit être faite par tous, avec les moyens à notre disposition c'est possible, la poésie lutte pour ne pas disparaître, c'est ce qui est pathétique, dans notre monde plein  de fureur.

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