Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Par l'action-poésie, action, mouvement, scanssion, avec un air de modernité suranné. Entrelac de vies brisées et a construire... machines de plus en plus parfaites qui nous aliènent et nous exploitent. Bonjour bonheur regarde moi, suis je si moche!!!.

Publicité

Ils faudrait remettre en valeur l'éducation à l'esprit critique

C'est une série de remarques sur la pédagogie, pour une école qui aille bien et assume son rôle d'éveil et de socialisation, ce qui n'est plus le cas de l'école constructiviste qui s'impose, par le pédagogisme, de nos jours, dans l'école publique, en France.
    Boscher est originaire d'un village pas loin de chez moi. Le conseil municipal de ce lieu, c'est rendu compte qu'il était important de fêter cet instituteur et tous les ans il y a une commémoration ou le livre issue de la méthode Boscher, qu'il a conçu et réalisé, est en vente...Je sais aussi que Léo Léa, un livre qui reprend la méthose syllabique et qui a été inventé et conçu par une orthophoniste, fait un tabac en librairie. Il permet aux parents de milieux cultivés (ou simplement curieux) de pallier aux déficiences, en apprenant à lire à leurs enfants, de l'école qui interdit la méthode syllabique et promeut des méthodes dites "mixtes" qui ont l'énorme avantage d'éviter les méthodes syllabiques en donnant bonne conscience aux instituteurs (pardon aux professeurs des écoles), ces méthodes fabriquent en pagaille, des faux dyslexiques, autant que les méthodes globales, pour des raisons similaires...Éternelle hypocrisie de l'institution qui refuse pour des raisons qu'elle refuse d'analyser, ( dont le poids énorme de Philippe Merieux et sa clique dans les rouages de l'institution) de prendre le problèmes des apprentissages, à bras le corps, pourquoi?La méthode syllabique n'est plus enseigné depuis la fermeture des écoles normales d'instituteurs. La vaste garderie qu'institue le ministère en affichant, en façade, les meilleurs intentions du monde, ne change rien à l'affaire de l'apprentissage. Il répond par une répression sourdre, qui s'abat contre ceux qui veulent faire autrement, revendiquer leur liberté pédagogique, et qui sont découragés, cette guéguerre a été longue mais l'enjeu est colossal, donc de moins en moins nombreux à résister. Dans trois ans, dans dix ans, tous les contestataires seront à la retraite et on pourra tranquilement, si rien ne bouge, tondre tranquilement les autres. C'est l'histoire des hussards noirs qui est à réécrire et ce sont les conceptions sur la pédagogie qui sont à critiquer, un espace critique à ouvrir, sans faux semblants.
    Hiers soir, sur arte, tard, il y avait une série de reportages filmés sur la Chine. L'un d'eu était consacré à l'éducation, considéré encore dans ce pays comme un moyen, pour un individu, de conforter (pour les classes "moyennes") la position sociale de sa famille, ou de sortir (pour les paysans et les ouvriers) de celle-ci. Les jeunes sont mis en condition (c'est le moins que l'on puisse dire!) dès la plus petite enfance, c'est ce que décrit ce reportage (dont il y aurait beaucoup à dire)...J'ai admiré la petite paysanne qui avait des tâches invraisemblables à faire, avec une journée d'au moins 14 heures. Les jeunes sont conditionnés à la machine économique, à la machine intellectuelle et à la concurrence jusqu'à l'épuisement de leur ressources, par des familles qui investissent dans une attente invraisemblable.
    Il y a de l'angoisse compulsive dans cette attente des parents des classes moyennes et il y a un fossé qui se creuse avec la paysannerie et le prolétariat, une rupture franche, qui se battent pour survivre. La paysannerie a interdiction de créer des syndicats et représente 80% de la population 800 millions d'individus et qui forme la main d'oeuvre dans lequel puise le miracle économique chinois. J'ai entendu qu'il y avait 10 000 exécutions capitales par an. Je ne sais quoi penser outre  le fait que le conditionnement à ce niveau, à l'apprentissage est quelque chose d'anormal, de mon point de vue ...Mais le "reconditionnement" ( comment peut on appeller ce qui se passe dans l'institution ou il est placé pour se soigner de son addiction ) d'un jeune qui avait dérapé dans l'addiction  informatique ne me paraît pas non plus être la bonne réponse à adopter pour obtenir une rémission longue à son problème. Il c' est refugié dans un monde virtuel puisque le monde réel n'est plus un monde vivable... On n'a pas envi, non plus, de critiquer les efforts que font ces classes "en voie de capitalisme" (ou capitalisation je ne sais quel terme employer) comme étant un avenir indépassable ...Il y a sous-jacent une philosophie de la machine sociale qui nous est parfaitement étrangère, cette hystérisation du social et de la place de l'individu dans un ensemble et dans un système hyper concurrentiel ou les hommes sont des loups affamés de réussite, prêt à se manger les uns les autres, nous est encore étranger dans nos conceptions pédagogiques et philosophiques. Il n'y a pas de "sas de décompression", de liberté, de lieu poétique, c'est ce qui m'inquiète le plus. Cela est à la base du miracle économique, mais n'en constitue pas l'ossature. La colonne vertébrale de ce mirage est une main d'oeuvre à bon marchée puisée dans les campagnes. La Chine est une vaste mosaïque multi- ethnique, fermée au monde et l'on aperçoit qu'une partie de ce qu'est la Chine, sa civilisation reste rurale, composée d'une juxtaposition de peuples différents ayant des caractéristiques propres, ses façons d'occuper le paysage propre,par ses cultures vivrières. Seules les villes représentent la vraie rupture...L'éducation ne favorise pas le peuple chinois, mais une frange conséquente d'ancien bureaucrates reconvertis dans le libéralisme, qui a fait ses classes pendant ou après la révolution culturelle. Cette middle Cass prend en charge entièrement l'éducation de ses enfants, réduit à une ou deux unités par couple. L'élite formée et utilisant la pensée critique est en prison ou en exil ...Il n'y a pas une idéologie précise qui sous-tend tout cela, mais il y a un hyper nationalisme matiné d'anglais (la langue certainement qui permet la réussite commerciale et les échanges internationaux).
    Les questions, que je me pose, sont multiples, quand je parle d'apprendre. Dans un article antérieure, je mettais au centre de cette pédagogie au sens large, les langues européennes car je parle d'échanges culturelles à différents niveaux, j'oppose le culturel au commercial, je me refuse de concevoir l'apprentissage sans la culture ...Il est toujours important de pouvoir lire dans les textes d'origines, ce qui nous touche, dans la langue où ont été écrits les textes...Si nous voulons nous ouvrir au monde nous devrions nous ouvrir à la culture des autres...Il y a un domaine immense d'échanges à promouvoir ... L'anglais est la langue la plus facile à comprendre, mais les autres langues qui participent d'un échange, sont plus difficiles. Le chinois est difficile, ceci explique peut être pourquoi les jeunes chinois seront appelés à réussir plus facilement que les élèves français.Ce qui m'inquiète peut être le plus dans ce reportage, c'est que le modèle que le reportage promeut, c'est le modèle du for-matage de l'homo économicus dans un discours à la française, je pense qu'il y a d'autres sources d'éducations à la chinoise (ne serais ce que la source religieuse ou la source des écoles parallèles, qu'il y a des zones de marginalité ou s'inventent d'autres modèles. C'est ce que j'espère le plus au monde ...Il y a une intelligence collective, dans ce peuple, qui peut être terrible et dévastatrice. Chaque mouvement dans ce corps social a des conséquences considérables, l'investissement est énorme puisque les conséquences impliquent le corps dans son entier à travers la famille et des relations sociales.
    Dans notre système, aussi déliquescent soit-il, de la transmissions passe malgré tous et les effets de ces connaissances sus-généris ne donnent pas que de l'inculture, même si c'est celle-ci qui semble dominer aujourd'hui, dans des formes de mimésis pro-atlantistes (aujourd'hui le Rap et le Hip Hop étant la culture de la rue), dans une hystérisation des modèles anglos saxons, ( comme en Chine dans une moindre mesure, ce qu'illustre le plus le reportage) dans un rejet de cette culture dominante, qui ne fait plus lien puisqu'il lui est interdit de porter aucune revendication. Pour apprendre correctement notre langue il faudrait une réappropriation de ce qu'elle a de spécifique, de son histoire et de ses particularités; une langue populaire de la révolte et de la poésie faite pour tous, de Rutheboeuf aux situationnistes, dont l'anarchisme et le socialisme sont des composantes essentielles, aux travers de mouvements artistiques qui en sont l'expression jusque dans les années 1970. Une langue qui se construit dans la contradiction et le pamphlet. Une langue Voltairienne !.
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article