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Par l'action-poésie, action, mouvement, scanssion, avec un air de modernité suranné. Entrelac de vies brisées et a construire... machines de plus en plus parfaites qui nous aliènent et nous exploitent. Bonjour bonheur regarde moi, suis je si moche!!!.

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Je viens de voir "le silence de Lorna"...Fantastique et désespérant

Les deux acteurs sont très beaux ( je parle de Lorna et de son mari, le "drogué") dans leur jeu et les situations se rapprochent et s'éloignent en permanence. Lorna est une fille de l'Est qui est manipulée par son milieu d'origine, et une maffia, et elle échappe à cette univers en s'inventant une grossesse ...En fait la fin représente une catharsis, une transcendance, la fin est une interrogation ...Cette jeune femme a-t-elle un avenir et où ? Au moment ou on la quitte elle s'enferme dans un rêve à deux hypothétique après avoir été gravement rackettée par des ma fieux de son pays. Le film a été conçu et réalisé par les frères Dardennes.
Je vous conseille ce film qui n'a pas le succès qu'il aurait dû avoir
, qui a été fait avec peu de moyen et des acteurs inconnus, la chance du cinéma français...ce serait d'intégrer  le pluri-culturalisme dans lequel notre pays entre et de pouvoir se donner les moyens, y compris financier, d'intégrer à la républiques ces populations si proche de nous( roumains roms russe hongrois, tchèques).
Je continue ma quête de cinéma, j'ai encore un ou deux films à voir..J'ai lu qu'il avait été fait un film sur Séraphine de Senlis (Séraphine Louis), elle est interprété par Yolande Moreau et c'est un film de Martin Provost, qu'il va sortir bientôt "le voyage en Séraphine était comme une quête de soi...De notre rapport au monde, à la nature et au divin".
Enfin un film à voir, pour moi, séance tenante. Une femme peintre, boniche, qui a fait, en peinture, des bouquets fabuleux, les plus beaux et plus oniriques bouquets que je connaisse, elle vivait avec cette impérieuse nécessité de peindre, en province, à Senlis, elle ne vivait que parce que cette nécessité intérieure la tenaillait et l'empêchait de sombrer dans le délire, dans la maladie qui l'entourait...Elle a lutté jusqu'à la fin contre les démons qui hantaient les espaces ou elle se promenait après un travail peu épanouissant et harassant. Je suis fasciné par tous ces gens qui vivent l'art comme une nécessité intérieure et qui s'appuient là dessus pour transfigurer le réel. Elle n'a eu aucune éducation artistique et à été classée dans "les peintres d'instinct" comme le douannier Rousseau, André Bauchant ou Rimbert.
 Je vous conseille les cahiers de l'Art Brut
, qui ont été initié par Jean Dubuffet, un peintre français connu (il a écrit plusieurs livres sur l'Art abondamment lus en leur temps), qui a essayé de répertorier avec André Breton tous ces personnages qui ont vécu en Art sans obligatoirement en vivre. Il y a aussi à Lausanne un musé de l'art brut qui concentre tous ce que les asiles d'aliénés ont eu comme oeuvres d'artistes, dont Aloïse, une autre femme peintre, qui fut joué par Delphine Seyrig qui l'incarnait dans un très beau film au cinéma...On a l'impression aussi que les aliénés ne sont plus hantés par la création artistique, qui se situe, maintenant, dans des endroits presque imperceptibles, est-ce l'effet des nouveaux neuroleptiques, qui détruisent encore plus l'individu qui ne peu plus s'adonner à aucun vice, ni a aucune vertu, qui reste vide intérieurement et qui n'a plus rien a percevoir du réel qui l'entoure, il doit se soigner rapidement et reprendre le chemin de la norme et cela le plus rapidement possible. Séraphine vivait normalement comme l'on vivait dans les couches populaires de cette époque.
Nous ne sommes plus que des robots consentant au sort qui nous est fait, on ne peu plus rien pour l'espèce humaine, c'est l'impression qui émane de tous les discours publics d'aujourd'hui...En ces instants de crise intense.
 Je suis taraudé par des envies d'écritures et je mettrait en scène des héros qui ne peuvent plus faire ce dont tout le monde se vante à longueur de livre, un livre qui parle de fuites de fluides et d'impuissance, de raté, de ce qu'on ne peut plus faire. Cet aporie du monde contemporain que rien n'arrive à réenchanter, certains parleraient d'entropie. De ce monde qui se referme sur nous, comme une lourde, très lourde, trappe.
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