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Par l'action-poésie, action, mouvement, scanssion, avec un air de modernité suranné. Entrelac de vies brisées et a construire... machines de plus en plus parfaites qui nous aliènent et nous exploitent. Bonjour bonheur regarde moi, suis je si moche!!!.

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Michel Onfray a écrit, le souci des plaisirs, je le recommande

Il y  parle de Georges Bataille et du marquis de Sade, je pense qu'on peut voir ces deux personnages sous cet angle, maintenant sur Bataille il faudrait être plus nuancé, il n'était pas délinquent comme le "divin Marquis". Moi j"ai apprécié les textes qu'il a écrit sur Vincent Van Gogh et sur l'Art de son temps que l'on retrouve dans les premiers Tom de ses oeuvres complètes, maintenant le côté noir, obscur du christiannisme, symbolisé par Georges Bataille et le Marquis de Sade, le fait qu'ils inversent le paulinisme, mais tiennent des discours que les pauliniens ne renieraient pas, entièrement d'accord, avec Michel Onfray...L'intérêt de ses cours à l'université populaire et de ses écrits c'est qu'il nous font découvrir une floppée d'individus qui seraient restés dans l'ombre sans lui...sa vision de la gnôse par exemple (à laquelle Bataille se réfère en permanence) ou de Marcel Ficin. La question serait aussi qu'est-ce qui empêche, à l'époque de Georges Bataille et des surréalistes de transcender la "question Paulinienne". L'athéisme n'est plus le question de l'opposition à la religion dominante en France notamment. Dans le "cas Bataille" y a-t-il une libération par l'écriture, cette libération sous tendu par "l'ordure" (l'or dur pour faire un jeu de mot lacanien), se débarrasser de ce qui empêche la résolution des conflits oedipiens, que l'on pressent chez Georges Bataille. Je pressent ce personnage comme quelqu'un qui aurait raté sa sortie du carcan paulinien dans laquelle l'église enferme les intellectuels depuis un moment, il était facile de comprendre les failles de Georges Bataille.
Il parle aussi de Jacques Lacan et là j'abonde entièrement dans son sens, la critique de Lacan dans le texte et le "mal" qu'il a fait sur la pensée moderne reste à faire, la perversion de la psychanalyse qu'il opère aussi maintenant dans notre monde actuel, il expliquerait les reniements rapides de certains intellectuels qui "passaient par là" (opportunisme oblige ou obligé). Plus on cherche dans la radicalité existentielle des traces de révolte, plus ces individus sont à traduire pour que le monde moderne puisse simplement les lire...Il y a un phénomène semblable avec les grands écrits du 15e et du 17e siècle français; je suis effaré de voir que ni Malherbe ni Rabelais ne sont lisibles aujourd'hui alors qu'il y a des lycées qui portent ces noms, qui sont des gloires de la pensée à leur époque. Que ces personnages ont jonglé avec la censure, le blasphème et la mort dans des époques ou la pensée se construisait et se répandait en Europe et ou le monopole idéologique du catholicisme, enfin se disloquait.
Michel Cervet a été martyrisé par Calvin, à Genève, qui était aussi féroce dans la répression des déviances que ces émules chrétiens
, dans une époque de guerre civile inter-européenne. Comme ce sont les troupes calvinistes qui ont écrasé les anabaptistes de Munster. Y a-t-il la même force aujourd'hui, les mêmes ostracismes ( mêmes clivages sociaux et idéologiques) qu'à cette époque, le monde est différent et l'on ne s'appuie plus nécessairement sur des écrits antérieures (les grands récits de l'école républicaine) même lointain (la polémique sur les classiques et les écrits de Cicéron à l'époque de Rabelais), il faudrait faire de l'exégèse (expliquer les textes anciens à la lueure de la modernité), nous sommes dans une époque de beaux parlés mais sans conscience de ce qu'est et de ce que véhicule, comme culture, le langage. Quand on emploi la langue on ne fait pas la même alchimie qu'avant. C'est le marquis de Sade qui a fait entré la langue dans la modernité, c'est la modernité du fonctionnement de la langue, chez Sade, qui pousse vers lui les jeunes surréalistes, pour les mêmes raisons qu'ils actualisent la pensée de Lautréamont (les chants de Maldoror). D'un point de vue du fonctionnement et de la modernisation du rapport au texte, Sade est moderne, du point de vue philosophique, morale, il est indéfendable, archaïque et de l'ancien monde aristocratique...Avec ses restrictions je suis d'accord avec le philosophe contre le poète André Breton, qui allait frapper, avec ses amis à la porte du chateau du "divin marquis", car cet homme pouvait répondre à des interrogations sur le texte et sur le roman, qui se posaient à l'époque des surréalistes qui abhorraient le roman (Léo Malet avait été exclus parce qu'il commençait à écrire des romans policiers, aujourd'hui le rapport au roman policier a changé complètement), pour eux Sade invente la fiction pure et n'est pas un puriste de la langue et du rapport qu'il avait avec la réalité, la culture du mauvais goût est un qualite dans le monde surréaliste et avec Sade, on est servi! ...Comme avec Lacernaire, c'est d'une transcendance de l'individu et de sa basse condition, dans le texte, dont parle, dans l'oreille des surréalistes, le texte de Sade; c'est de ce décalage dont il est question.
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