Par l'action-poésie, action, mouvement, scanssion, avec un air de modernité suranné. Entrelac de vies brisées et a construire... machines de plus en plus parfaites qui nous aliènent et nous exploitent. Bonjour bonheur regarde moi, suis je si moche!!!.
Deux tendances qui "plante" l'école, tous le monde est contre ce qui se passe avec les rased, tous le monde s'insurge contre les réseaux d'école, mais tous ne se résume pas à ce qui se passe dans l'école, dans le collège et dans le lycée.
Ce qui est scandaleux, c'est la réduction du nombre d'heures de cours, surtout dans les "zones sensibles", sur des populations qui , pour réussir auraient besoin
d'un sur-encadrement et de compléments d'heures pour ne pas avoir à travailler à la maison ce qui semble, pour ces jeunes impossibles. Dans le lycée à cette rentrée on a supprimé deux heures de
cours, dans les écoles à cette rentrée on a supprimé deux heures de cours, pourquoi! sans aucune raison pédagogique valable, sans aucune logique. Les théories que défend Mr Darcos, le ministre,
devraient au moins l'amener à plaider pour plus d'heures de cours, pour tous et une égalité devant l'instruction... Au ministère il y a ce qui se dit, qui n'est pas toujours un discours cohérent
et ce qui se fait, qui finalement s'aligne dans la continuité de ceux qu'on critique, parce qu'ils auraient mal fait. Donc on applique avec la même ferveur les directives de destruction de
l'enseignement que les prédécesseurs et on s'inscrit dans la même ligne, d'ailleurs Mr Darcos est dans la maison depuis un bon moment et il connait toutes les ficelles et toutes les turpitudes de
ce qui devrait se faire.
Un discours très pervers en fait qui aboutit à ce qu'on fait la promotion de l'enseignement à la carte, en lycée, ce qui veut dire que les jeunes auront à choisir et comme tous ce qui se passe, dans ces cas là, ils choisiront ce qu'on leur proposera et dans ce qu'on leur proposera ce qu'ils auront le plus de chance de réussir et non ce qu'ils auront intérêt à choisir en fonction d'une future orientation. C'est ce qui se passe déjà avec les langues vivantes en sixième et en quatrième.
On sait déjà que les gens des classes populaires ne pourront pas faire des choix dans leur intérêt, mais déjà pour se préserver et préserver leur place dans le système, avec l'interdiction systématique des redoublements on aboutit à une catastrophe programmée, plus grande que celle qui existe déjà. Je prend un exemple sur une ville que je connais il n'y a que dans un grand lycée que je connais qu'il n'y a qu'une classe de chinois et que pour avoir acces à cette classe il faut faire de la préparation dès la quatrième et qu'il n'y a que dans un collège ou l'on prépare à l'enseignement de cette langue et que le rectorat interdit à ce que s'implante dans d'autres établissements, ce type de préparation, surtout pas dans les quartiers populaires, ou dans les collèges ou coexiste la mixité sociale tant vantée.
Donc les jeunes de ces quartiers ne peuvent apprendre le chinois, même s'ils le désire.
Donc on établit des lycées à plusieurs vitesses ( des vitesses à géométries variables) en fonction des lieux d'implantations géographiques et en fonction des "lieux d'implantation sociologiques" de ces établissements. Ce sont des mécanismes qui agissent sur l'école en profondeur et dénaturent son caractère et empêchent "l'élitisme républicain" (la promotion des meilleurs quelque soit le milieu sociologique d'origine) ce qui est la base de l'investissement éducatif en France et le terreau sur lequel s'établit la construction de ce pays de la base au sommet, y compris de ses élites.
Avec Darcos on ne sauve plus les apparences et on dénature ouvertement la spécificité et la fonction de cohésion de l'école, avec comme finalité un seul objectif,
qui est l'objectif qu'on eu tous les ministres depuis Haby (1984) dégraisser le Mammouth, faire des économies, contre la démocratie élémentaire, contre l'école républicaine. On applique les
directives européennes dans lesquelles sont inscrites toutes ces dérives autoritaires et on sabote le terrain, on le mine encore plus profondément pour que rien ne puisse repousser. Il paraîtrait
que monsieur Darcos est un soutien à la droite intégriste que cette tendance conditionne ses actes ( voir Main basse sur l'école de Muriel Fitoussi et Eddy Kaldi), je pense que cette tendance à
toujours existé et qu'elle cohabite parfaitement avec le pédogisme (dont le symbole est Philippe Meirieu et son "apprendre à apprendre", personnage sinistre qui détruit consciemment de
l'intérieur l'école. Ces derniers temps c'est lui qu'on interroge, dans les médias parce qu'il passe pour une personnalité de la "gauche" pédagogique; il faudrait qu'il y ai une pédagogie de
gauche et de droite ce qui demande à être démontré. Il y a ce qui est efficace et ce qui ne l'est pas. Le pédagogisme est le contraire de la pédagogie...C'est ce qui explique le succès du film de
Bégaudeau, qui se revendique des théories de Philippe Meirieu) le plus éculé, qui pourrit la vie du pédagogue en lui imposant une vision du monde absurde, qu'il transmet à ses élèves. Les
pédagogistes sont des mauvais pédagogues (ce que fait Bégaudeau dans sa classe est un scandale!), qui quand ils sont inspecteurs, ils interdisent la pédagogie au nom du dogme pédagogiste. Le
sommet du pervers c'est ce que vivent, dans l'institution, tous les gens qui ont envi d'avoir un rôle à jouer pour que leur élèves s'en sortent. Il faut qu'ils réapprennent tous le métier, depuis
le début et qu'ils acceptent le conflit avec leurs directions et tutelles ( ce qu'explique Rachel Boutonnet dans son livre, journal d'une institutrice clandestine), ceux-ci semblent beaucoup plus
dur qu'avant, s'être durci, avec les nouvelles directives et les nouvelles nominations d'inspecteurs de directeurs et de principaux.
Monsieur Darcos est le produit (à défaut d'être le nom) de cette décomposition de l'école républicaine et de la compromission, au nom d'intérêts catégoriels mal compris, au sommet de la rue de grenelle du pédagogisme, de syndicats officiels (le Snes, le SNUIPP, le SGEN) patentés, ayant leurs entrées partout, véhiculant le pédagogisme, d'une droite traditionnaliste qu'aurait importé notre ministre avec des groupes calqués sur sauver les lettres, mais très traditionaliste et c'est avec cela qu'il gère son ministère ...Comment se sont faites ces mésalliances, pour comprendre, il faudrait remonter très loin pour démontrer ce qui ne devrait pas être compatible, sans avoir une pratique des pouvoirs en place ...Il y a une alliance objective entre la droite traditionaliste et le cléricalisme sociale dont le ministère est le support, que supporte certainement le SGEN, c'est un laboratoire dans lequel grenouille un monde inquiétant et néfaste. Je ne vois pas d'autres explications à ce qui se passe rue de Grenelle.
Il y a toujours eu des apprentis sorciers, rue de Grenelle, c'est la III république qui a construit et promu l'école de la république , une école authenyiquement républicaine, jusqu'à la caricature peut être. La V république à tout fait pour détruire celle-ci en s'appuyant sur différents supports et depuis 1988 sur les institutions européennes. La déficience de la république, comme institution, à ouvert la boite de pandor du pédagogisme qui a colonisé les rouages de l'institution, Mr Darcos comme haut fonctionnaire en est responsable puisqu'il était là dès le début et ne l'a pas combattu ouvertement ...Le vrai débat est toujours escamoté, par le politique, le visage et la morphologie de l'école soufrent, la cure d'amaigrissement lui est fatal...Un professeur avait posée la question, dans un livre, quelle république sauvera l'école républicaine ...Maintenant il faudrait faire le constat suivant, quelle république reconstruira l'enseignement républicain, de l'école à l'université, qui nous manque tant! avec ses humanités. C'est du devenir de notre peuple dont il est question et de son identité, de sa langue et de sa façon de penser et de se construire.