Par l'action-poésie, action, mouvement, scanssion, avec un air de modernité suranné. Entrelac de vies brisées et a construire... machines de plus en plus parfaites qui nous aliènent et nous exploitent. Bonjour bonheur regarde moi, suis je si moche!!!.
géographiquement est l'inventeur du concept d'armorigéne (les habitants des cotes d'Armor ou il habite) qui seraient les derniers indiens ou qui auraient plus à voir comme personnage, avec
ceux-ci, c'est séduisant et certains jeunes musiciens de la région se revendiquent maintenant le statut d'armorigène. Ces armorigènes sont aussi des doubles que l'on rencontre dans des lieux
privilégiés et que Jean Claude apprivoise et redessine, avec les moyens du bord.
Il les rencontre partout, dans d'anciennes carrière, sur les
falaises découplés de la côte Nord, dans la maison de Saint John Perse, dont il est un lecteur assidu...Mais aussi faisant des rituels étranges à la sortie du super-marché (ce sont des êtres de
chair donc il faut bien qu'ils s'approvisionnent).
Il traque leur reflet et leur intimité et nous livre leurs pratiques étranges, qui les laissent légèrement décalés, dans notre réalité et il entame un infini
dialogue avec ce monde qu'il compare avec des civilisations en voie d'extinction ou de renaissance, comme celles qui ont des pratiques chamaniques ou les
rituels du Hohzo (chez les Navajos si bien décrit par Tony Hillermann dans ces livres ou il associe le lieutenant de police Jim Chee lui même en passe de devenir Alatahalii (guérisseur) Navajo
).
Ce sont des rêves
d'enfance qui perdure et auxquels nous sommes tous sensibles...C'est une puissante volonté de penser l'homme moderne dans son rapport au monde et à sa réalité,
il lui indique la voie des rêves, du temps des armorigènes, qui n'est pas un temps ancien, mais un monde parallèle dans lequel il suffit avec de l'imaginaire, de se projeter à
volonté...Certains s'adonnent à ces rites, par la musique comme Michel Aumont ou par le collectage et ils sont en bonne santé, parfaitement
intégrés...d'autres regardent et s'amusent, heureux de cette bouffée d'oxygène dans un monde si carré. La maison de Plérin a bien fait de nous initier à l'art
des armorigènes, nous lui en sommes gréé, L
a musique aussi était fantastique, parfaitement intégrée au décor, quel bonheur aussi que cette congruence...Les élèves que j'ai rencontré voulais savoir comment
fonctionnent les pièges à rêves que Jean Claude avait installé au dessus des ces personnages. Je voulais dire un mot sur sa peinture, j'ai bien aimé ces dernières peintures celle de 2006, toute la
série qui indique une maturité technique intéressante et prouve que l'on peur aussi avoir de la dextérité. Ces mondes ainsi décrit sont proches de la description de temps héroïques et respectent
les codes de la peinture classiques sur le paysage...J'aime bien les gens qui font des syncrétismes culturelles comme ceux là. Il faut avoir vu et avoir connu l'art occidentale pour savoir qu'on
peut, en étant de notre monde, savoir qu'on peut avoir un rapport avec le passé.

